Équateur: une étape entre amis

A Basile, Théophile, Côme, Foucault, Luc et Caroline…

A vous qui m’avez confié la tâche et le plaisir de rédiger l’article de l’Equateur, j’aimerais d’abord dire un énorme merci. Ça a été les plus étonnantes, merveilleuses, drôles, parfois tendues, vacances de Noël que j’ai jamais vécue. Il faut dire que je n’en ai pas vécues beaucoup (17 pour être exacte, et je ne me souviens pas des 5 premières…).

Alors voilà, cet article c’est un peu mon cadeau de Noël, un grand merci qui vient tout droit du cœur, en espérant que vous continuerez votre aventure avec cet amour de la découverte et du voyage et ce dynamisme qui vous caractérisent…

Tout d’abord je pense qu’il faudrait parler des six mois qui ont suivi votre départ… Montréal semble vide sans vous. Tous les endroits où nous avions l’habitude de nous retrouver sont vides et soudain insignifiants. Mais la vie continue, et la perspective de vous retrouver à Noël a illuminé ce décembre froid et sans neige ! Et pendant les trois jours de voyage pour venir jusqu’à vous, qui n’ont pas été trop fatigants (New York, et Miami Beach, il y a pire !) j’avais une boule dans le ventre… Excitation, impatience, inquiétude aussi peut être, de voir que la vie nomade vous aient changé… le pire ça a été le trajet de l’aéroport à Otavalo, les embouteillages, le taxi qui semblait avancer à deux km/h !

Et puis il y a eu cet instant où quatre silhouettes sont apparues devant les phares et je me suis dis… Enfin! quel bonheur de vous serrer dans mes bras et de savoir que nous allions passer 11 jours tous les douze, à s’amuser comme avant, à passer des heures à parler de tout et de rien, de dire des conneries jusqu’à deux heures du matin, se réveiller en se disant que ce n’est pas un rêve, et que vous, êtes bien là! alors je me dis que même si ce rêve va devoir s’arrêter un jour ou l’autre… merci d’exister tout simplement, d’être de si bons amis avec qui on peut rire et s’engueuler à tout moment!

donc ce récit c’est pour vous six, j’espère que ça vous plaira…

chut…ça commence!

Dîner de retrouvailles à la Casa Mojanda, et ouverture des cadeaux. Léo a eu un gratte-dos qui semble bien lui plaire… Foucault, François et Côme ont reçu des parfums!

Cette nuit là on a dormi tous ensemble dans un grand dortoir de huit lits, les petits étaient surexcités, mais nous, malgré notre envie de discuter jusqu’à l’aube, la fatigue du voyage nous a rattrapés ! Le lendemain, on va faire une petite balade le long de la Laguna Mojanda, on part en galopant devant, mais les adultes ont plus de mal avec l’altitude (4263 m). La montée vient à bout de tout le monde et on redescent à Otavalo, pour découvrir le fameux mercado qui contribue à la célébrité de la ville. Il a lieu tous les jours, mais le samedi est le vrai jour de foire. Chacun y fait ses petites affaires, ça marchande de partout. Foucault achète une peau de lama, Léo marchande une écharpe en Alpaca, Luc et Caroline essayent des ponchos, bref, chacun y trouve son bonheur !

Balade au bord de la Laguna Casa Mojanda, et Marché d’Otavalo.

Le soir, c’est l’anniversaire de Luc, et en plus d’une tarte aux pommes à tomber par terre, l’anniversairé a droit à un concert (quelque peu cacophonique) et des cadeux achetés sur le marché. On fait aussi le tour du potager, on rencontre Meme et Maki les deux chiens de l’hôtel, de Sami le Lama-qui-fait-des-bisous, et les propriétaires, Betty et son compagnon, des gens adorables, qui parlent plus anglais qu’espagnol.

Sami et  Juliette, Betty et Daniel. Première expérience de voyage en camping-car, il y a 2 heures de route entre Otavalo et Quito. Ou plus précisément la Mitad del Mundo, une petite ville à 10 km de la capitale située exactement sur la ligne de l’équateur

La famille Viard (c’est à dire nous!) s’adapte plutôt bien à la vie en camping-car…

La famille Saint-Boviard au milieu du monde : le pied droit dans l’hémisphère Sud et le pied gauche dans l’hémisphère nord !

On arrive dans l’après-midi à Quito, la ville est magnifique, toute colorée, complètement métissée, embouteillée comme pas possible, bref j’adore. Les gens regardent la Piafmobile avec des yeux tous ronds, ils applaudissent pendant les manœuvres, c’est génial. L’hôtel, qui est en fait une auberge de routard, dotée d’une terrasse avec une vue à couper le souffle sur Quito (de nuit c’est encore plus impressionnant !), des chambres qui ne ferment pas à clé, des douches froides et un personnel qui parle le spanglais… On dîne à 12 sur la terrasse, le traditionnel ensemble soupe, riz-viande-et-légumes, et dessert ABSOLUMENT délicieux.

INFORMATION IMPORTANTE!

UN REPAS TYPIQUE DE L’ÉQUATEUR

Soupe, riz, viande et légume, pâtisserie en dessert.

BUEN PROVECHO!

Le lendemain, le mercredi 28 décembre on part à la découverte de cette immense ville, en commençant par la basilique, bâtiment totalement incongru dans le chaos de la ville. Heureusement les Quitenos se sont réappropriés la base de l’édifice en le transformant en petits commerces où l’on trouve tout l’attirail ménager, du fauteuil à la télécommande de télévision.

On continue dans le Quito colonial, sur la Plazza Grande, où on grignote un morceau, Caroline m’initie à la photo d’observation de la vie indigène. C’est vrai que les dames sont magnifiques. Très élégantes avec leur jupe noires fendue sur le côté, qui dévoile un jupon de dentelle, leur chemisier brodé de milles couleurs vives, rehaussées par un châle d’alpaca. Elles portent un chapeau avec une petite plume de paon sur le côté, et leurs longs cheveux noirs sont tressés et enroulés dans une un bandeau tissé, pareil à leur ceinture. elles portent toutes des chaussures pointues et un collier de perles dorées, qui va très bien avec leur peau chocolat. Les hommes aussi sont élégants: pantalons blancs et gilets, chapeau de feutre et chaussures cirées.

On traverse la ville à pied (enfin, une partie parce que Quito est tellement grand, que même en haut de la montagne, on ne voit ni le début, ni la fin !), et on monte à travers un quartier plutôt défavorisé en direction du Museo del Agua. C’est un musée moderne, tout en verre, qui explique à la fois l’histoire des premières canalisations de Quito, et les projets écologiques en cours.

Maman et Paul jouent dans le petit aqueduc installé à l’entrée du musée.

Partout on croise des chiens errants, des dames en costumes traditionnels, des enfants qui joue, pleins de taxi à 3 dollars le trajet, peu importe où on va, on a même vu une ÉNORME araignée !

Petite pause désaltération pour compenser le manque d’oxygène et la marche rapide de Luc!

Un patissier fabrique des boules de pâte sucrée, son atelier est ouvert sur la rue…

Luc et Caroline.

La majorité des soirées, les enfants (Les quatre grands Juliette, Foucault, François (monplus grand petit frère) et Côme ainsi que  les deux loustiques, Léo (un deuxième frère), et Théophile, dorment dans le camping-car, pendant que les parents prennent des chambres dans des hôtels avec les deux plus petits ( Paul, petit frère numéro 3, et Basile). Le matin c’est la course dans la Piafmobile pour tout ranger, parce que les routes sont mauvaises, et il ne faut rien laisser trainer.

Petite balade en oeuf…

Le jeudi, au programme, on monte avec le téléphérique, sur une des montagnes (la ville est tellement haute, 2800 m, que les montagnes qui atteignent facilement les 4200 m, nous semblent des collines.) qui surplombent Quito. La vue de là-haut est incroyable, Quito est immense, elle s’étend de part et d’autre de la vallée et on ne voit qu’une étendue infinie de maisons colorées et de building en verre. La Basilique domine la ville. On entame une petite marche le long de la balade sur la crète, mais on s’essouffle trop vite et on redescend après une demi-heure de panorama à couper le souffle. Sauf bien sûr, les deux chèvres de montagnes Léo et Théophile qui escaladent les pentes les plus…pentues, sans même être essouflés!

Luc et son fils en pleine contemplation…

Une petite église à 4200 m d’altitude…

Maman devant Quito

Dans les œufs, (les six ados dans uns, les parents et les petits dans l’autre), Théophile, Léo et Côme, s’amusent à faire peur aux gens qui montent ! Une petite séance de rigolade, ça fait toujours du bien.

Après un délicieux déjeuner dans le Quito colonial, on part avec trois taxi (nous sommes 12 tout de même !), visiter le musée et la maison de Guayasamín, un peintre indigène, qui voulait dénoncer les horreurs faites à son peuple lors de l’arrivée des premiers colons grâce à ses oeuvres. Ses peintures ressemblent beaucoup à celles de Picasso alors que les deux hommes ne se sont jamais rencontrés. Il a aussi construit une chapelle, très moderne, La Capella del Hombre, qu’il voulait dédier à la paix.

On continue avec la Fondation Guayasamín, quelques mètres plus bas, où Caroline, Luc, Claire et moi rencontrons une guide russe, parlant aussi bien le français et l’anglais que l’espagnol, qui nous explique avec beaucoup d’émotion l’histoire des premiers indigènes. Pendant ce temps, les enfants s’amusent dans le jardin…

De gauche à droite: Côme, Léo, Théo, Basile, François et Foucault

On rentre, tous sur les rotules, sauf Claire, Caroline, Luc et moi qui allons faire les courses. Malheureusement le marché ferme sous nos yeux. On trouve une petite boutique qui vend des fruits et légumes inconnus, et une boulangerie à l’odeur irrésistible. Nous l’avons dévalisée sous les yeux ahuris de la vendeuse et de sa famille…

Le lendemain, on part de Quito. Nous disons au revoir à cette ville incroyable, et partons pour de nouvelles découvertes. Sur la route on passe près du volcan bien connu, le Cotopaxi… malheureusement l’accès au parc semble difficile et nous avons encore beaucoup de route. Notre dilemme se résout de lui-même, pour la simple et bonne raisons que nous loupons l’entrée du parc de… 45 km. Petite pause déjeuner dans un charmant petit village, avec un marché. On goute à la fameuse Patatas à la pobre, les gens sont très aimables, très souriants, ils rigolent bien devant cette bande de 12 gringos qui font des têtes dégoutées devant les pates de poulet qui flottent dans la soupe.

On s’arrête sur la route (une petite route de montagne  un peu chaotique) dans une ferme écologique, dirigée par un indigène, Senor Salas. Il nous fait visiter tous son domaine, où il fait pousser des plantes en voie de disparition, autrefois utilisées par les natifs. Il nous montre aussi ses lamas, ses canards (patos en espagnol), il a aussi des poules, des moutons et des loups de temps en temps, mais on ne les a pas vus !

Arrivée à la posada de Tigua dans la soirée. On y rencontre une famille belge, Roger, Anne et leur fille Pauline. La posada est en fait une ferme, il y a des lamas (claro que si !), des veaux, (dont un qui s’amuse à charger François…), des vaches, des moutons et des cochons. Il y a aussi un chien, qui passe ses journées allongé au soleil. Les garçons montent les lamas… conclusion : ça fait mal aux fesses !

Théophile et Basile

Foucault

Côme et Léo

  Nous faisons aussi la connaissance des enfants qui vivent dans la ferme : Pablo Mauricio, John-john, Erica et Salita. Ils nous montrent leur école et on joue au foot avec eux. Diner à l’hôtel, avec un serveur hyper poli, puis super bonne nuit dans le camping-car.

De gauche à droite: Paul, (juliette dans le fond, mais ne vous en occupez pas…), Johnjohn, Pablo Mauricio, Erica et Basile… Salita nous a rejoint plus tard. Samedi : on se réveille avec une douche glaciale (le chauffe-haud s’allume avec du feu, une mèche et de l’huile…pas très efficace…) le programme de la journée : petite balade au marché de Quilotoa, puis randonnée au bord de la Laguna. Le marché est très animé : musique, défilé en costumes, on sent vraiment que c’est le dernier jour de l’année. On y voit des poulets vivants accrochés la tête en bas qui discutent à qui mieux mieux, des moutons en laisse, un autre univers quoi ! on s’arrête à un stand de lainage : des gants pour les trois grands Saint-bonnet, un pull pour Pauline, Léo louche intensément sur un masque en laine très coloré ( et surtout très cher) et Caroline s’offre un magnifique poncho rouge en laine d’alpaca.

Une jeune fille pas trop rassurée, ouvrait le défilé, sur son cheval déguisé…ça rime!

Les costumes étaient magnifiques. Un peu pompeux, mais tellement colorés, c’est incroyable!

La Laguna de Quilotoa aussi est incroyable…elle est bleue turquoise, verte par endroit, et l’ombre des nuages sème ça et là des tâches bleu roi. Le lac est entouré d’une couronne de montagne qui montent facilement à 4000 m. il y a un chemin qui suit la crète et un autre sentier qui descend jusqu’au bord du lac. On commence à descendre, mais on s’essouffle trop vite. La remontée est encore pire.

Petite photo de familles…

On dit au revoir à Roger, Anne et Pauline qui continuent leur route de leur côté. Après le déjeuner, une tortilla cuisinée dans la Piafmobile, chacun vaque à ses petites activités : petite sieste sur le toit du camping-car pour les gars( Luc préfère dormir sur l’herbe…), balade sur la crête pour Claire et Caroline.

On reprend la route, cette fois-ci direction Banos, dans le Sud. Sur les routes, des jeunes déguisés ont fabriqués des barrages, pour quémander un peu d’argent pour la soirée !

Un gars déguisé en fille demande de l’argent. Derrière lui, ses amis abaissent la corde qui oblige les voitures à s’arrêter!

On arrive devant un petit hotel très sympa, juste à côté d’un chantier en ruines. Après une manœuvre plutôt impressionnante, on décide d’aller au bains (d’où le nom de la ville…), les gens commencent déjà à se rassembler dans les rues. La musique et les feux d’artifices sont en avance. Le projet banos tombe à l’eau, quand on voit le monde et la couleur de l’eau… on déambule dans les rues, partout on voit ces poupées de papier mâché qui vont être brûlées à minuit. Le restaurant Jardin de Mariane, nous offre un petit patio idyllique, pour cette dernière soirée de 2011. On fait des mimes en attendant le repas (qui est d’ailleurs TRÈS long à venir… ) : Caroline nous éblouit avec son imitation d’un chien errant, Jean-Christophe et Luc nous régalent avec une carricature de Justin Bieber particulièrement drôle, et Paul et Basile, enchainent pendant le reste de la soirée, des mini-sketches trop mignons : moyen âge, chevaliers, guerre, ninjas, espions, assassins, et j’en passe ! Au final, on ressort tous un peu endormi du resto (la fondue de bœuf et les crêpes au chocolat pèsent sur les estomacs), mais on est tout de suite réveillés par l’ambiance dans les rues ! La foule bouge au rythme d’une musique à crever les tympans, les bûchers commencent à se former, on voit un magnifique feu d’artifice et finalement…

           10987654321

        FELIZ ANO NUEVO !!!

Les feux prennent. Il y en a partout ! Tous les 20m, on voit brûler ces poupées qui symbolisent tout ce qu’on veut laisser derrière nous pour commencer d’un bon pied cette nouvelle année. Au camping car, on allume des petits feux d’artifices, et on danse sur le toit au son de Manu Chao ! Puis tout le monde au dodo à 2h du matin, au grand regret des gars qui voulaient faire une nuit blanche ! et comme nous avons été trop occupé à nous amuser ce soir là…il n’y a pas de photo! désolée…

MAIS BONNE ANNÉE 2012 QUAND MÊME!

Dimanche :

Enfin une bonne douche chaude !Les préparatifs se font dans la bonne humeur des 1er Janvier. Les Saint-Bo skype la famille, pendant que les Viard sont malades. (sauf moi !) Et puis, parce que ca ne se fait pas de rater les bains, dans une ville qui s’appelle bains, on va passer deux petites heures dans l’eau à 30 degres. Il y a aussi deux grands toboggans, qui aboutissent  dans un bassin malheureusement froid ! mais ca n’arrête pas Foucault, Théo, Léo, Francois et Côme. Après coup, tout le monde est d’accord pour dire que ca fait du bien ! Ce jour a été un exploit de conduite : toutes les conditions étaient là pour décourager le plus endurci des chauffeurs : pluie, routes mauvaises, broulliard, détournement à cause d’une éruption, petits incidents dans la Piaf,… alors franchement BRAVO LUC ! On passe la journée dans le camping-car, s’arrêtant seulement pour les pauses pipi et le déjeuner… On arrive de nuit à la Posada Ingapirca, un petit hôtel charmant. Les parents profitent des lits de l’hôtel pendant que nous partageons une dernière nuit à six dans la Piafmobile.

Lundi :

Caroline, Luc, et les quatre gars partent de bonne heure pour aller récupérer les parents de Caroline, Gilles et Hélène (aussi connus sous le nom de Taticou et Mamica). Nous profitons donc d’une journée tous les six…une petite présentation s’impose:

  • Jean-Christophe (alias Papa ou Crac)
  • Claire (Maman)
  • Juliette (Moi, 17 ans, bientôt 18 !)
  • François, 14 ans
  • Léo, 12 ans (meilleur ami de Théophile)
  • Et Paul (plus souvent appellé Pipou), 6 ans.

Nous prenons donc notre matinée pour faire une bonne toilette, un bon et copieux petit déjeuner, et une visite du site Canari-Inca, Ingapirca. Il y a un musée et un guide pour nous expliquer les mystères des premières civilisations : le dieu Soleil et la déesse lune, les constructions, les positions des bâtiments par rapport aux points cardinaux, les rites religieux, c’est passionant.

On prend un bus pour se rendre à Cuenca où nous retrouvons (après une très longue séparation d’au moins 8h !)la famille Saint-bonnet au complet. Et nous voici maintenant 14 à arpenter les rues de Cuenca. On s’arrête dans un petit restaurant très sympa, et puis chacun retourne à son hôtel, tous deux sur la Calle Bolivar, à 7 rues de distance.

On passe en tout deux jours et trois nuits à Cuenca. C’est une ville moins grande que Quito, mais mieux entretenue. Toutes les rues sont en sens unique, on voit beaucoup de cireurs de chaussure (d’ailleurs Papa s’est fait ciré les siennes : elles sont comme neuves !), des vendeurs de cerises avec leur brouette, une magnifique cathédrale, toute en brique avec des immenses coupoles bleues. Mais   surtout, des marchés. Pleins de marchés!

Nous allons visiter une fabrique de chapeaux Panama, qui fait aussi office de musée. Nous avons même la chance de voir les machines en marche et des les essayer !

Une couturière finit les ourlets des chapeaux.

INFORMATION IMPORTANTE!

Théophile et Léo nous ont préparé un article plus développé sur le sujet…

 Le Panama, un chapeau pas comme les autres

Durant la construction du canal de Panama, les ouvriers se servaient de chapeaux pour se protéger de la chaleur du soleil. Ensuite le Panama (nom du chapeau) devint une marque d’élégance.

La fabrication du chapeau:

Le travail est d’abord réalisé par les indigènes qui cultivent la feuille de palme (originaire du palmier),ils tressent la base du chapeau appelée la copa puis la forme destinée à protéger du soleil appelée Alas. Le chapeau est ensuite envoyé dans des ateliers de chapeau à Cuenca …) ,les ouvriers peaufinent le travail avec des machines pendant 20 à 30 secondes servant soit à renforcer les mailles de la palme ou à donner la forme du crâne. La machine s’utilise avec du gaz , de l’électricité et de l’eau qui humidifie la paille pour la rendre plus souple afin de lui donner la forme d’un modèle prédéfini ( chapeaux borsalijo, clasico, havana, cow boy…). on y ajoute communément un bandeau noir reposant sur l’aile du chapeau. Il est ensuite mis sur le marché et sa valeur peut aller de 15 à 700 € en fonction du soin mis dans le tressage de la Paille ,et Aussi pour des raisons esthétique .

Rédigé par Théophile Saint-Bonnet et Léo Viard.

Nous en avons donc profité, pour nous acheter des chapeaux : des panamas blancs pour les trois grands Saint-Bonnet, et pour Gilles, et le magnifique chapeau de paille rouge et noir que vous avez vu un peu plus haut, pour moi !!!

Petit arrêt respiratoire au bord du canal

On mange dans un petit resto sur la Calle Larga, après avoir fait une grande balade le long du canal en exhibant nos beaux chapeaux… tout le monde commence à en avoir marre de la soupe et du riz, mais on en mange quand même parce que un c’est vraiment bon et deux… bah il n’y a que ça ! Plus tard, nous nous rendons au musée Banco Central, c’est un musée magnifique qui parle des premiers peuples, les Canaris et les Incas,  puis les Quechua et enfin le peuple indigène qui vit encore en Équateur. Les gars se passionnent pour les têtes réduites…et le trampoline géant dans le hall ! On rentre à l’hôtel en taxi et les parents préparent le dîner du soir. Tout le monde vient manger « chez nous », dans notre petit appart’ de l’hôtel l’Orquidea. Le lendemain, dernier jour de notre périple, on visite les marchés et la cathédrale, qui est très belle avec des vitraux magnifiques et une énorme crèche. Comme à chaque fois qu’ils rentrent dans une église, les gars font des boules de cires avec le surplus des bougies de prière…

Une boule de cire, soigneusement découpée par Foucault

Et dans l’après-midi, on vise la détente. Nous partons donc avec la Piaf (ça faisait longtemps !) dans un petit village en dehors de la ville, où il y a des banos. Nous passons donc les trois heures suivantes à mariner dans de l’eau à 40° C, en essayant d’éviter les éclaboussures des gars qui s’amusent à se couler ! non mais sérieusement ça a fait du bien à tout le monde ! On repart sous une pluie glaciale… Maman et Caroline chantent des chansons populaires françaises et on goûte des miettes au Nutella en guise de collation. On passe notre dernière soirée tous les 12 à l’appartement, avec un guacamole délicieux réalisé par Foucault, et une soupe au poulet à se rouler par terre, préparée avec amours par nos deux mamans préférées… Au moment de dire au revoir, je pleure comme une madeleine…

INFORMATION IMPORTANTE!

Je déteste les adieux…

mais dans ce cas là, ce n’est pas vraiment des adieux!

c’est un ÉNORME message d’amour pour la suite du voyage…

De la part de la famille Viard et j’imagine de celle de tous vos autres lecteurs, je vous souhaite beaucoup de bonheur et d’aventure pour le reste de votre voyage!

…et un petit bonus pour la fin!

Petite présentation des participants à l’Étape Équateur:

Les Papa: Luc et Jean-Christophe:

Caractéristique personelle: applaudir sarcastiquement dès que quelqu’un (quelqu’un voulant dire ici une personne de moins de 18 ans…) fait une bêtise, mérite la médaille de la patience, pour la conduite de la Piafmobile! Caractéristique personnelle: Filme tout ce qu’il voit avec son téléphone et fait très bien les savons de marseille à Foucault.

Les Mamans: Claire et Caroline

Caractéristique personnelle: ranger dès que quelquechose traîne, faire des câlins et lever la tête en fermant les yeux lorsqu’il y a du soleil…  Caractéristique personnelle: Prendre les gens en photo, lire les guides de voyage (le Routard en particulier) et répandre l’amour partout où elle va…

Les « Gars »: Juliette (ya pas moyen, à chaque fois on nous appelle les gars, même quand je suis là!), Foucault, François et Côme

Caractéristique personnelle: je dirais bécasse, souriante, aime prendre des photos et faire des blagues débiles. ADORE LES CÂLINS ( mais à part les mamans et mon papa, personne ne lui en fait jamais… ) Caractéristique personnelle: dis toujours « je sais ce que je dis » avec beaucoup d’aplomb, adore les peaux de lama et la bonne nourriture en grosse quantité (sauf ce qui est gras et les rats!). est toujours plein d’énergie et il est TROP MIGNON quand il sourit!  Caractéristique personnelle: à la fois maladroit et nounours, aime par dessus tout faire des guilis dans la nuque de Foucault et s’amuser. Il court en tapant des pieds et il joue très bien au tarot!   Caractéristique personnelle: dis des jurons en québécois, fais des grimaces en mettant les dents en avant… À VOIR ABSOLUMENT! et est expert en matière de manoeuvre de camping-car…

Les inséparables: Léo & Théo

Ils font des vidéos débiles mais hilarantes sur l’Ipad, toujours collé l’un à l’autre, ils adorent la musique (surtout les percussions),  et être bien habillés (chapeaux et écharpe en Alpaca même par beau temps…) une drôle de paire quoi!

Les petits: Basilou et Polo

ils aiment dessiner, faire des mimes de ninja, courir partout, rire aux éclats, regarder La belle et la bête ou Kungfu Panda 2, mettre des chapeaux de cowboys et carresser les chiens avec des gros poils tous doux… bref, ils sont trop mignons!

Alors voilà, je vous souhaite à tous les six plein de bonheur pour cette année 2012, en attendant très impatiemment de vous revoir.

À cet été!!!

GROS GROS GROS BIZOUX!

JULIETTE

Ps:

Avis à tous!

Après une intense réflexion,
le jury à décidé d’accorder le Jean-Jacques Award,
Prix du meilleur bourin, à Côme Saint-bonnet!!

Félicitations au grand gagnant!!

Pleurez pas les gars! Ce sera pour la prochaine fois!

Bonus n°2

Les photos que je ne peux pas ne pas mettre!

Parfait exemple des maisons colorées de Quito

Caroline dans les herbes hautes à 4000 m d’altitude.

Devinez c’est qui???

allez je vous aide, au premier plan c’est Côme et celui derrière avec le masque de lion désesperé c’est François…

La basilique de Quito un soir nuageux

Trois indigènes tricottent à l’abri du vent…

Le traffic à Quito c’est quelquechose!!

Lue et Caroline rentrant du marché!

Basilou sur le toit du camping-car

Les Gars…

et la meilleure de toutes!!!

LA COMPAGNIE ÉQUATORIENNE BIENTÔT SUR LES SCÈNES!!!

3 réponses à Équateur: une étape entre amis

  1. BRAUD Daniel et Yveline dit :

    Bonjour à tous,
    J’ai appris que Gilles et Anne-Hélène avaient aussi des prénoms équatoriens!!
    Magnifique votre voyage que je suis régulièrement. Une expérience humaine et culturelle unique, et qui ne peut que souder une famille.
    Ayant aussi beaucoup voyagé dans le monde, mais uniquement pour des raisons professionnelles, on mesure l’ouverture d’esprit acquise quand on revient en France!
    Damien (notre fils) et Gwenaelle , qui sont restés un an au Mexique en mission humanitaire, en ont gardé une marque indélibile!
    Je vous dis à tous un grand bravo et un grand merci de nous faire partager cette aventure.
    Mais ,meme de loin, nous voulons vous adresser tous nos meilleurs voeux 2012 de santé et bonheur.Ramenez pleins de souvenirs, les rencontres humaines sont inoubliables! L’année a bien commencé pour vous.Puisse-t-elle aussi bien se poursuivre!
    On vous embrasse tous bien fort en attendant le plaisir de vous revoir.
    Daniel et Yveline BRAUD
    Niort (C’est l’Equateur de la France….)

  2. Valerie Cecchini dit :

    Merci Juliette pour cette belle envolée! Tu nous as transportés jusqu’au milieu du monde en un clin d’oeil malicieux (dont tu as le secret)!! Merci à tous pour toutes ces photos, ces couleurs, ces sourires. Et une bonne année à tous de la part de la famille Salmon (Florent, Lili, Laure et Hugues)

  3. gaïd dit :

    Meilleurs voeux de découvertes aussi belles et aussi inoubliables que celles que vous prenez déjà le temps de nous faire partager !
    de la part de Gaïd Yves titouan Zoé et Azilis (famille PETON-COPIN)
    Vos publi sont de vrais petits bonbons, à déguster au calme, et sans modération ou à partager avec les enfants, qui ont déjà si envie de découvrir eux aussi le VASTE MONDE
    Plein de bises
    gaïd& famili

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