Jasper et suite…

juillet 21, 2011

 Le parc de Jasper et suite…

 La promenade des Glaciers

Cette fois, nous avons testé nos équipements de pluie et de  froid et malgré les ondées éparses, la Icefields Highway  nous aura comblé .

Tout au long de la route, les toponymes évoquent une époque révolue, où seuls les autochtones connaissaient ces montagnes:

   les chutes Sunwapta

ou

les chutes Athabasca

chutes Athabasca

chutes Athabasca

  

 des noms de négociant de fourrures,  d’explorateurs: le lac Hector

 

 ou de pourvoyeurs de chevaux:  le lac Peyto, si bleu!

Le plus bleu!

Le plus bleu!

 

lac Peyto

lac Peyto

   la route serpente au milieu de lacs,  et  dans la Piafmobile ou dehors,  tout le monde est aux aguets pour guetter les ours, cerfs, … et petits tamias!

 Nous avons eu la chance de voir un grizzli descendre vers la rivière.  Et puisque nous  sommes chez lui,  nous gardons respectueusement nos distances, nous  l’ admirons de loin,  et reprenons la route… Quelle bête énorme!

  le voyez-vous?

Entre d’ immenses champs de glace,  la région est couronnée par la calotte d ‘une trentaine de glaciers,  qui couvre une superficie de 325 km2.

Le  Mont Columbia (3747 m) est, pour, nous caché  dans la brume… 

Ses eaux de fontes alimentent  3 océans: l’Atlantique,le Pacifique et l’Arctique…

 Les beaux jours, nous profitons   de ce panorama exceptionnel pour des randonnées à la journée, ou pour de petites virées en  canot, kayak…

 

(canot sur le lac Pyramid)

 

 

Et le soir, la piafmobile s’arrête où elle veut, en pleine ville  ou devant un lac,  parfois pour la surprise d’un petit déjeuner  panoramique! 

 petit déj devant le lac Moraine

 

 pêcheurs  sur le Lac Moraine (bredouilles!)

 dans le Parc National de Jasper, les cours d’eau  succèdent  aux rapides tumultueux,  aux chutes d’eau, canyon, rivières… C’est le royaume de la pêche à la mouche!

 A Jasper, nous assistons à des cérémonies  amérindiennes, et à la levée d’un mât totémique. L’ atmosphère est au recueillement, les photos sont interdites aux moments les plus priants…

levée du mât totemique

levée du mât totemique

Les danses évoquent la symbiose entre l’homme et la nature:

 danse du papillon

 danse des oiseaux

 La danse, la musique et la prière sont indissociables et nous sentons,  malgré la foule de touristes dont nous sommes, une authentique  dévotion pour le Créateur, ou pour la Mère Terre.  Si ces cultures ont été décimées avec l’arrivée des Européens, leurs survivants tentent de faire renaitre leurs  traditions avec beaucoup de dignité.

 les chefs des différentes Nations prennent la parole, l’émotion est tangible.

Le peuple Haida, de Colombie Britannique défend particulièrement son patrimoine culturel, artistique; cela  confirme notre désir de remonter  vers le Nord, à la frontière de l’Alaska, pour en savoir plus.

Après une dernière randonnée  près du lac Maligne, petite sieste:  

 

   Et nous quittons les Rocheuses Canadiennes

 

les mots des enfants: 

« J’aime Jasper. On a vu 3 ours et des wapitis . Dans les Rocheuses, on a fait beaucoup de marches et on a vu un  totem que les indiens dressaient. les indiens ont l’air gentil! » Basile

 

« Les Rocheuses sont majestueuses, avec des grandes forêts denses remplies d’animaux. la ville de Jasper est très petite et moins touristique que celle de Banff :une place avec de la pelouse se trouve dans Jasper. Quand nous y sommes allés, il y avait un festival indien qui rassemblait plusieurs Nations,  c’était vraiment super! »  Théophile

 

 « Pour moi, Jasper, c est le parc des animaux et des Rocheuses. Dans la ville, on a assisté à la levée d un mât totémique des Haidas. et toutes les cérémonies:  prières sous forme de danse, accompagnées de voix et  de percussions.Les chefs des Premières Nations ont prononcé des discours  dans leurs langues et en anglais.  Il m’ont semblé émus. » Côme

 

« Les Rocheuses sont impressionnantes, pleines de couleur, avec des lacs bleu azur,  des forêts de conifères surplomblées de glaciers et peuplées d’animaux.  J‘ai ressenti un sentiment de grandeur et de liberté tout en étant émerveillé. » Foucault

Nous reprenons la route pour la Colombie Britannique, direction le Pacifique,  pour l’archipel des Haidas (appelé aussi  l’Ile de la Reine Charlotte). La route entre  Jasper et Prince Rupert (1000 kms) nous repose et nous ne sommes pas mécontents de ne plus avoir à nous extasier à chaque virage!

 Une route  presqu’ordinaire suit la rivière Fraiser qui prend sa source dans les Rocheuses pour finir sa course dans le Pacifique. Nous découvrons les paysages buccoliques de l’arrière-pays de la Colombie Britannique, champs de marguerites, ranchs, maisons en bois. La région vit principalement de l’exploitation forestière, mais une épidémie a décimé une quantité impressionnante de pins.  Conséquence directe des changements climatiques: un insecte coléoptère prolifère en raison de la douceur inhabituelle des hivers… 

Encore des montagnes, des lacs et  des ours et des biches… 

Nous roulons  le long de la ligne de chemin de fer où l’histoire de ce grand pays s’est écrite, parallèle aux ruées  vers l’or, les fourrures et la chance…  Et le  soir, nous prenons le bateau à Prince Rupert , pour découvrir l ‘île des Haidas.

 Embarquement et  … Dodo au fond  des sacs de couchage le temps de la traversée (8 heures).

 

 

Notre prochain  rendez-vous:  la partie la plus au Nord de notre périple:  l’ île de la Reine Charlotte, ou » Haida Gwaii »!