Rendez vous avec la Terre !

août 26, 2011
 
 

 UTAH: Rendez-vous avec la Terre !

  Plus  d’une semaine en Utah… Des couleurs, et des vertiges dans le temps et dans l’espace. Nous sommes tout petits petits!  Il y a plusieurs dizaines de millions d’années,  il s’est déroulé ici de tels bouleversements que tout le paysage reflète encore le labeur de la terre : canyons,  plateaux, saillies et monts déchiquetés qui s’entrelacent, se contredisent dans des strates colorées.

  

Nous avons le sentiment d’être les témoins de l’immense désordre  d’où  ils ont surgi. Autrefois ici, des volcans, des tremblements de terre, un océan : les couleurs sable- ocre des canyons et des arches, encore vivants et mouvants au gré de l’érosion, en témoignent. Les chefs d’orchestre de la nature : l’eau et le vent,qui érodent tout à tour les paysages et les transforment là en arches, ici en canyon, en ponts, mesas, plateaux,  « cheminées de fées » ou hoodoos… On pousse du bout des doigts une porte qui ouvre sur des millions d’années en arrière.

 

 

Les Arches

 

Un parc  national magnifique, rempli de touristes français, qui offre la plus grande  concentration d’arches en grès. Tôt le matin, nous marchons vers les Three Gossips, (les 3 commères) en découvrant un paysage fantasmagorique.

 

petite voiture

 

Balanced Rock

Un  bloc rocheux de 3 577 tonnes et de38 mètresde haut, perché en équilibre au sommet d’un étroit piédestal en argile !

Delicate Arch

Délicate et photogénique ! Une arche qui  s’érode encore  avec le froid des hivers et les vents, et qui un jour  finira par s’effondrer. L’ascension  qui nous y conduit nous mène jusqu’à un  amphithéâtre naturel,  au milieu  d’une bonne petite horde de touristes, pas franchement gênante néanmoins, c’est tellement beau et large ….Et silencieux.

 

 

 

 

 Landscape Arch

 longue travée rocheuse et  fragile…

La   randonnée dans le coucher du soleil nous offre une vue dégagée  sur des saillies, des ailerons de grès dressés vers le ciel. Un beau spectacle sur les crêtes lointaines où  on devine le Colorado: les roches se parent de couleurs dorées aux rayons du soleil , magnifique.

 

Window double Arch,

 pour profiter pleinement des  couleurs, il faut se lever tôt,  les enfants dorment encore, nous sommes seuls au monde.

le premier homme?

Un plus tard,  une bonne halte à 6, rafraîchissante  à l’ombre des Double Arches :

 pour  finir avec le parc des Arches, la plus mignonne de toutes :

 

Des plantes en plein désert ?

Une petite recherche de Foucault sur la flore du désert :

Qu’est-ce-que le sol cryptobiotique ?  

On croit marcher sur de la boue sèche mais finalement c’est un sol «vivant» : le sol cryptobiotique, de kryptos : caché,  et bio : vie.

 

 

J’en ai vu dans les déserts de grès secs et arides de l’Utah, il existe aussi dans  le Grand Canyon…Vivant ? En effet, il est composé d’une grande diversité de champignons et d’algues microscopiques, de lichens, de crypto bactéries indispensables au développement des végétaux vivant dans ces endroits très peu fertiles. Il leur donne les nutriments nécessaires à leur survie. Le sol crypto biotique absorbe l’eau des précipitations et empêche l’érosion trop rapide des montagnes de grès rose. Ces éléments microscopiques mettent de longues années à pousser sur ce sol fin et très fragile qui ne reçoit moins de  18 cm d’eau par an ! Si nous marchons dessus, il se  casse et retarde de plusieurs  années la naissance de nouvelles plantes. Et s’il n’y a plus de plantes, il n’y a plus d’animaux,  plus de vie, et les déserts perdent  leur magie naturelle. »

 

 Quant à  Théophile, il se découvre une  vraie passion pour l’escalade, ses frères apprécient aussi !

 

Entre 2 leçons d’Histoire ou de Maths, récréation méritée !

 

Un tout petit  parc  Dead Horse Point offre une vue sur le fleuve Colorado qui se jettera dans le Pacifique. Il fait si chaud que nous ne nous attarderons pas et reprendrons vite la route.

Capitol Reef

 Après concertation familiale, nous sommes tous d’accord pour renoncer au grand parc Canyonlands, fuyant les routes panoramiques où la cohorte de visiteurs  souvent pressée enchaîne photo après photo. Nous optons plutôt pour la  petite route qui nous mène à Capitol Reef,   moins fréquenté, moins connu mais vraiment  beau et paisible. Son atmosphère bucolique en plein désert nous a littéralement charmés et nous y resterons plusieurs jours, entourés de chevaux, biches, dans la verdure qui   nous manquait ces derniers jours.

 On travaille la musique et l’école, aux heures chaudes ou entre 2 randonnées… Et parfois des journées entières.

piano devant les chevaux

 Basile, qui a un vrai talent de sociabilité,  rencontre des amis  et nous aussi : la famille franco-américaine Nancy  et Rémi, leurs enfants  Adrien  et Matthiew.

Les pionniers du petit village de Fruita (un nom bien choisi !) ont laissé les traces d’une micro-société agricole  bien  organisée, s’accommodant des caprices d’un climat semi- désertique.Héritage de la colonie mormone, l’eau  bien canalisée permet la culture de vergers : nous allons cueillir des pommes, il y a aussi des pêches, des poires…en plein désert !  Promesse d’une délicieuse compote pour les jours suivants !

Nous avons adoré la randonnée le long de la rivière  Sulfur Creek. Elle longe  le canyon jusqu’à des cascades et là encore c’est l’eau qui modèle les paysages. Au passage, nous profitons d’une coupe géologique aux strates  colorées. On commence la marche en veillant à ne pas trop mouiller nos chaussures, mais peu à peu, c’est un véritable bonheur de patauger, courir et se laisser porter  par les courants.  L’eau est une vraie source de plaisir : on laisse les tee-shirts,  et on finit en caleçon ! Nous nous y sommes  amusés comme des petits fous ! Et c’est Côme  qui donne le ton…

on place les pierres...

Côme s’éclate  en suivant une planche qu’il lance dans les cours d’eau et  qui dévale les chutes devant lui!

 Sur la route vers Bryce Canyon,   

  Kodachrome, un autre petit parc d’Etat, nous lance dans  une randonnée matinale avant la grosse chaleur, et   nous  fait déambuler entre des dizaines de cheminées en grès rose, rouge et blanc.

 

 

Bryce Canyon

Bryce est surchargé de monde, on fait la route panoramique comme les autres, c’est vrai que c’est époustouflant, encore une fois.

Bryce  n’est pas un  véritable canyon; il englobe la lisère orientale d’un plateau long de 30 kms  dont les falaises abruptes se sont érodées pour former une dentelle de calcaire et de grès. Ces sucessions de flèches, de pinacles forment des amphithéaâtres qui plongent à pic  sur le désert,300 mètres plus bas.

Les  points de vue  sont évidemment fantastiques et chacun y voit   émerger des silhouettes, des châteaux,…

A défaut de constructions humaines (les cousins en Grèce et en Italie  auraient de quoi faire un blog, leurs récits nous ont mis l’eau à la bouche!) ici, le temps, le vent sont les grands architectes de ces palais imaginaires…

Foucault photographie des jeunes mariés qui posent comme les autres, enlacés, au coucher de soleil!!!!

 

 Zion  National Park

 

Un parc rêvé pour l’escalade et la varape ! Les  pionniers mormons ont donné au paysage un ton  prophétique : les montagnes The Patriarchs, les monts Abraham, Jacob, Isaac,  le Zion,  The Angels… Bref, on est bien entourés, un  véritable sanctuaire! De hautes parois rocheuses  de grès rouge ou calcaire,  un canyon vertigineux, des chutes d’eau  et des jardins suspendus : nous sommes à 1700 mètres d’altitude, il fait très chaud, mais le long de la Virgin River, le désert prend des allures d’Eden.

Foucault, Côme et Luc partent pour  une  randonnée qui serpente à pic jusqu’au sommet de Angels landing où sur les 800 derniers mètres, le sentier n’est plus qu’une mince crête surplombant le fond du canyon, 450 mètresplus bas.

  

Pendant que Basile, Théophile et Caroline (sans appareil photo cette fois !)  rejoignent  les oasis   du Emerald pools trail : une successions de chutes et de 3  bassins  d’eau pure. Après la  montée  sous un soleil de plomb, une saillie rocheuse mène à la vasque supérieure, la plus jolie de toutes : un petit paradis…  Et de l’eau rafraîchissante !

Journée dominicale, nous profitons de Zion pleinement,  à  8hoo, nous suivons au cœur du parc une messe célébrée par un diacre  en Harley Davidson, assez charismatique!

 Puis jeux sur la grande pelouse du lodge central, et petite conférence animalière par la ranger du parc

 

En territoire Navajo

Avant le mythique Monument Valley, un petit détour par l’Arizona : nous nous arrêtons à Tuba. Là,  par une belle coïncidence et après quelques quiproquo,   nous retrouvons la  très sympathique  famille de Laurent qui est géologue,et Nathalina, leurs enfants Xavier,  Adrien et Charlotte, rencontrés à la paroisse de la SainteFamilleà Calgary il y a plus de 2 mois : visite dela Piafmobile et dîner au restaurant avec eux (pas de vaisselle ce soir !) . Nous  les  retrouverons avec plaisir au Grand Canyon 

 Nous sommes dans la réserve, les maisons isolées sont simples,  voire rudimentaires, les peaux sont tannées et les cheveux noir jais. Dans les grandes plaines sèches,  peu de bétail,  des chevaux  solitaires, des petites « tournades de sable » comme dit Basile, dansent dans les premières dunes.

Sur la route en plein désert, Théophile et Basile achètent à une dame Navajo qui ne parle pas anglais, des petits bracelets de cèdre rouge qu’elle a confectionné. Nous espérons en apprendre  un peu plus sur cette civilisation.

 nous avons sorti les guides du Mexique, pour préparer un peu le terrain… En attendant, nous avons encore des kms à parcourir aux Etats Unis…  Le désert et des villes (los Angeles, san Francisco)  nous attendent.


Yellowstone et Teton Park

août 13, 2011

 Yellowstone et Teton Park 

Montana (suite)

nous ne résistons à l’envie de vous livrer encore quelques clichés de cette route magnifique.

 De routes  dites « panoramiques », il en est bien davantage que celles indiquées sur les guides !

Sur celle qui nous conduit  vers Yellowstone, le décor du Far West s’impose,  on s’arrête  badauds dans une boutique en plein désert, la caverne d’Alibaba  avec ses percussions  indiennes, ses cornes de bison,de  wapiti ou d’orignal, ses peaux de serpents à sonnette , ses fourrures  de  coyotes,  loups ou  castors (Foucault , enfin, trouve celle qu’ il cherche depuis le début du voyage!) …

 

 

 

 

Yellowstone

 Le nom du parc vient de ses falaises jaunes, marque de la présence du soufre (ça sent!), qui bordent la rivière.

Ici, aux premiers explorateurs succédèrent les chercheurs d’or puis les touristes dès 1872, date à laquelle le Yellowstone fut déclaré le premier parc naturel des Etats Unis. Dès lors, le gouvernement décida d’expulser les derniers Indiens qui chassaient encore dans la région. On en parle peu, voire pas du tout… Un petit musée néanmoins, avec ses tenues et objets quotidiens des tribus aujourd’hui  disparues ou loin de leurs terres. 

En revanche, les touristes abondent et viennent du monde entier : nous ne sommes donc pas seuls, les camping affichent complets : nous nous arrêtons parfois dans des endroits isolés pour la nuit, c’est encore mieux ! Le parc est si grand qu’on est souvent  seuls au monde: étalé sur près de 9000 km² (un peu supérieur àla Corse !),  c’est le plus grand des Etats-Unis!

Durant des millions d’années, la région du Yellowstone a connu une intense activité volcanique. Les conséquences de ces manifestations souterraines sont toujours visibles, notamment sous la forme de geysers (il y en a près de 300), de sources chaudes aux couleurs chatoyantes, et de fumerolles 

 il y a aussi  plusieurs chutes d’eau,

des rivières entourées de canyons,

 des hectares de prairie, de lac et de forêt…

Le parc du Yellowstone offre donc un spectacle étonnant et varié et regorge de surprises géologiques. La faune, souvent indifférente à la présence humaine (les animaux semblent  nous dire : « tiens, qu’est ce que tu fais là, toi ? »)  nous réserve de nouvelles rencontres  :

Bison Fatigué

 Bison  Impétueux, que Luc a failli embrocher  (ou l’inverse?)

qui est chez qui?

Qui est chez qui?

Jeune coyotte ou renard ?

 Pronghorn , sorte d’antilope qu’on trouve au nord du parc :

Pour cette partie de notre voyage, nous ne voulons pas encombrer les pages  de commentaires allégoriques, scientifiques ou mystiques… Devant ces merveilles, le silence nous a semblé le plus approprié.  A vous de voir !

Mammoth Spring , les sources chaudes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Norris

 avec les premiers geysers

le Steamboat

 

 

 

JAUNE SOUFRE

 

 

 

 

des vapeurs chaudes et humides

Mud Volcano

 le volcan de boue

 

 

Tower Fall, des chutes vertigineuses au coeur d’un canyon

 

 

 

 

 

 

 

Le lac Yellowstone, avec ses sources bouillonnantes

 

 

 

 

 

 

 

 

des bulles qui montent, qui montent…

 

le geyser country, avec le Old Faithful

le geyser qui jaillit toutes  les heures pour le baptême de GABIN!

L’ école demande à Théophile de  raconter « un merveilleux souvenir de vacances ». Voici sa rédaction qui décrit très bien notre dernière journée è Yellowstone:

 « C’était un jour d’été, orageux et nuageux. La température était modérée. Avec ma famille, je traversais les Etats Unis, nous étions à Yellowstone, un grand parc national. Nous visitions le  bassin des plus grand geysers de ce site.

 Nous avons commencé par l’un des plus grands de tous: le Old Faithful. Nous nous sommes assis sur des bancs en bois. Fougueux, le geyser crache toutes les soixante minutes! Pour passer le temps, nous avons pris notre déjeuner et dix minutes après, une masse épaisse  de fumée sortit du cratère. Après quelques secondes, jaillit soudain de l’eau bouillonnante à deux mètres, puis à quatre mètres, l’eau continuait sa cadence vers le ciel en crescendo comme dans une pièce musicale  jusqu’à ce qu’elle atteigne 50 mètres! Puis l’eau redescendit graduellement vers le sol. Ensuite, une masse de fumée blanchâtre et plus épaisse encore s’éleva en l’air et tout redevint comme avant. Un sentier  faisait le tour d’une demie- douzaine de geysers, alors nous nous sommes baladés sous la pluie et les éclairs. En traversant,  je frissonnais de froid et d’éblouissement.

Enfin, je rentrai, mon âme enrichie et comblée de beauté. Après mon chocolat chaud, mon lit m’accueillit pour faire jaillir comme des geysers des rêves pleins d’éclats. »

Teton National Park

A la frontière de son grand frère le Yellowstone, un parc que nous avons particulièrement aimé.

Parce qu’il est moins touristique, moins grand que Yellowstone,  il nous rappelle les alpages français,  la variété de la flore odorante nous a charmé (Basile a fait une réserve de quelques brins de lavande sauvage  pour parfumer son placard !)

Et puis , une dernière rencontre, comme un cadeau pour clore notre visite dans les Rocheuses,la plus inattendue de toutes, pour une fois loin des routes et de notre Piafmobile.

 Nous sommes seuls, partis en randonnée pour quelques heures, au milieu d’une prairie de fleurs variées…

face à nous, IL EST LA,

à quelques dizaines  mètres seulement, brun-roux,  massif,  comme une apparition dont nous ne savons pas  encore si elle doit nous saisir de joie ou d’effroi.

 Pourtant en l’observant,  nous sommes tous les 6  béats et sur nos visages la même  marque de crainte et de ravissement mêlés. Il capte toute notre attention : nous devons impérativement arrêter notre  marche, lever  haut les bras, reculer doucement et lui laisser le passage: tout le monde s’exécute, nous avons lu les instructions !

 Nous retenons notre souffle ; un moment, il a  l’air de s’avancer vers nous, se dresse sur ses  deux pattes arrière, et trois petits  sortent leurs têtes des herbes hautes en  l’imitant.

Pas  complètement  rassuré , tout le monde a néanmoins fait preuve de sang froid.

L’ourse et ses petits n’ont pas attendu si  longtemps pour se détourner, et  vu de dos il nous avait semblé qu’ils dansaient, il y a de la cadence dans leur  démarche !

Pour  la suite de la randonnée, nous restons aux aguêts.

  Avant de quitter le parc, baignade dans le lac Jenny, pas chaud chaud!!!

 à la sortie du parc,  Jackson City : une vraie ville de vrais cow-boys avec ses saloons où les Harley Davidson remplacent les étalons de l’époque !

 Les boutiques de  fourrures:

 Notre coyote Basile choisit sa fourrure   hurlant à la lune

Théophile  celle d’une patte de lynx, pour sa douceur

 

Et puis la Piafmobile reprend sa chevauchée, … Sur la route , nous trouvons les traces de la présence francophone avec des noms de villages comme : Gros ventre, Dubois,  Nez-percé,  Cœur d’Alène. En 1803, Napoléon vend la Louisiane aux Etats-Unis : c’est tout ce qui restait des possessions françaises d’Amérique du Nord. Le territoire couvrait le bassin occidental du Mississippi jusqu’à la crête des Rocheuses.

Nous choisissons les petites routes  vers le Sud, contournant Salt Lake City,  et nous ne sommes pas déçus .En suivant  un  van  rempli de chevaux qui s’arrête près des arènes de la petite bourgade de Manila, à la frontière de l’Utah,  nous l’imitons et  apprenons qu’un rodéo aura lieu le soir même :YeeePeeee !

  Juste à côté, nous avons la chance de trouver un camping KOA (avec piscine !!!!)

Nous assistons à un rodéo des plus authentiques : qui aurait cru qu’un jour nous nous levions, la main sur le cœur comme tous ceux qui nous entourent dans les gradins,chantant l’hymne national américain,  et priant pour les soldats en Afghanistan ?

Nous assistons au rodéo junior, seuls étrangers dans cet univers où les santiags, chapeaux, larges  ceinturons  sont  tenues courantes …

 

Nous restons  là quelques jours pour avancer la classe  

tout le monde travaillle, entre 2 plongeons dans la piscine; on sort  les instruments de musique, on coupe les cheveux, 

 on fait les lessives,on prend des douches,  et on pianote sur le clavier pour vous donner ces nouvelles…

 Dans cette région sèche, désertique et venteuse,  les paysages de grès rose annoncent déjà ceux des canyons qui nous attendent.  nous sommes à  quelques kms deFlaming Gorge, un parc  peu fréquenté  qui comprend 600 kms de littoral  de grès rouge autour d’ un plan d eau. La majorité des campeurs qui nous entourent  viennent de Salt Lake City et pêchent des journées  entières dans les criques colorées à bord de leur bateau à moteur.  la joyeuse bande de Margaret, Mike, Jenny, Robby, Laury  nous embarquent pour un tour dans cette gorge spectaculaire. Grand Merci à eux!!!

Dans la vie, il y a des cactus!

chasseurs de sauterelles

Sur la route  encore, nous souhaitons:

Joyeux anniversaires à François et Agnès,  Charlotte , Léo et  Virginie!

vers le sud de l’Utah, plus de chaleur, plus de désert…


nos derniers pas au Canada

août 11, 2011

  Nos derniers pas au Canada

Merci

pour tous vos mots et pensées qui sont lus  goulûment (on adore recevoir vos petites  ou grandes nouvelles)!!!

 Nous souhaitons avec du retard :

Un très Joyeux  Anniversaire à Franck , et  à Stan pour ses 40 balais !

On  a sonné le clairon pour Clairon le 8 Aout !!!

Pour le baptême de Gabin et son immersion dans l’Eau  Vive :  voir les clichés de geysers spécialement pris en son honneur  le jour J  (dans l’article qui suivra celui-ci, vous suivez?)

Et puis nous souhaitons une ressourçante retraite aux  Wallaert et Foucault , un bon retour  à la maison  aux Pompom, et   à nos 2 compagnons de route québecois,  Marcel et Lucie, après Saint Jacques et la Bretagne !

 Des pensées chaleureuses pour nos amis de la folle semaine, avec qui nous avons partagé en pensée  les joies de la plage du Moulin,

 Des brassées de pensées affectueuses aussi  pour les cousins en rando, à nos  4 chers parents, et à chacunE de nos filleulEs ! … Et à bien d’autres chers à nos cœurs !

Certains trouvent notre silence un peu long : Pourquoi?

– nous avons fait plus de camping « sauvage » : la connection est difficile dans les champs ou sur les rives isolées d’un lac!

– nous avons visité nos premiers grands parcs nationaux américains,  où le réseau est faiblissime voire  inexistant !

 –  le rythme de l’école bat son plein et dévore notre temps consacré devant l’ordinateur !

 Voici donc sur un  plateau un grand retour en arrière depuis le 24 juillet, il y a de quoi manger avant la frontière américaine !

 La suite vient  tout bientôt : nous sommes actuellement à la frontière de l’ Utah , dans un début de désert  en route vers les canyons… mais en attendant:

l’ île de Vancouver

 En arrivant au nord de l’île, Port Hardy  est une halte  appréciée : nous y suivrons avec un pisciculteur passionné l’histoire de la vie du saumon: ses mutations, ses voyages dans les eaux douces et salées, sa longue migration et son retour instinctif sur son lieu de naissance pour y pondre ses oeufs et y mourir… Ben nous explique son rôle gratifiant  et délicat  pour  préserver ce cycle fascinant.

ben le pisciculteur

Ben le pisciculteur

Avec, plus tard,  une présentation de la vie des loups par un Ranger  armoire à glace et  grand amoureux de la vie sauvage, tout cela  nous convainc  que la nature est douée d’intelligence tant elle s’organise, s’équilibre, se recycle en harmonie!

  Nous décidons de longer  l’île de Vancouver  par la côte Est, évitant Tofino et ses plages bondées de surfeurs bodysculptés.

  Télégraph Cove

Télégraph Cove (nombre officiel d’habitants: 6!) nous a charmé avec ses maisons colorées sur pilotis autour d’ une marina  très tranquille. Nous apprécions le silence et les ballades tranquilles sur ce petit port charmant et sans histoire. Foucault trouve quand même le moyen de tomber à l’eau!

 

le meilleur moyen de transport pour les troncs: l'eau!

le meilleur moyen de transport pour les troncs: l'eau!

 Une petite ville d’exploitation forestière, où il fait bon flâner. Son atmosphère d’avant-poste pionnier s’est reconvertie ces dernières années en destination doucement touristique. Néanmoins nous n’irons pas voir les baleines et orques à bord des zodiacs remplis de touristes, ni guetter les grizzlis dans un 4×4 cahotant pour 80 $ /pers…

Finalement, nous croisons sans frais une ourse et ses petits: on ne s’en lasse pas!

 

 Une petite visite au convivial ‘ Whale interpretive Center’ rempli d’objets interactifs, et du squelette d’un rorqual commun! 

 A Campbell River, la pêche miraculeuse?

A Campbell River, royaume du saumon, on nous promet la pêche miraculeuse. Ultras-motivés, équipés de nouveaux hameçons, et de fil adaptés aux grosses prises, Les 4 boys passent la journée entière sur le renommé Discover Pier, une digue spécialement aménagée pour les pêcheurs, pendant que les parents remplissent les glacières, font le grand ménage, les pleins en eau, essence et apportent les pique niques, …

choix scrupuleux du bon hameçon

Les parents sont admiratifs tant les pêcheurs sont patients (mais à 20h00 toujours bredouilles…).

A défaut de pavés de saumon frais, on se consolera avec une bonne glace!

 D’île en îlots…

En face de Campbell River, nous embarquons le soir même  sur l’île de Quadra en compagnie des vacanciers du coin. Pour passer des vacances comme les autres…Nous côtoyons les autochtones en congé, dans le simple rythme estival des familles au bord de l’eau. Comme beaucoup d’entre vous en France ou ailleurs en ce moment, nous avons adoré prendre le temps de vivre, chacun s’occupant à sa petite tâche, jeu dans le sable, barbecue, lectures, baignade…2 jours très agréables, à discuter avec les gens du cru, simplement. La température monte progressivement à mesure de notre descente vers le sud, on sort enfin les maillots de bain!

 Vers Victoria

tout au bout de l’île, se dressent à nouveau des montagnes aux sommets enneigés.  nous visitons  Victoria. Ce retour à  la vie citadine nous réjouit : le long des quais, les amuseurs nous amusent, et dans la rue, nous admirons l’architecture victorienne !

Victoria, capitale de la Colombie Britannique,  peut se vanter de garder vivant son héritage britannique! Jardins fleuris, bus rouges à 2 étages,  son terrain de cricket, et une élégance So British…

Au milieu des années 1840, les britanniques se sont établis ici: le Fort Victoria construit par la compagnie dela Baie d’Hudson était devenu un centre d’activité important et lorsque la ruée vers l’or a commencé en 1850, Victoria est devenue le point de départ des  mineurs de descendance européenne et asiatique. 

 Une visite du Parlement, avec son dôme en cuivre, très instructive  

et l’hôtel Empress:

Nous avons passé  plusieurs heures au Royal British Columbia Museum : pédagogiquement génial pour tous  les âges, idéal pour comprendre le patrimoine naturel et culturel de la province .

Au « Mile zéro » de la transcanadienne,  petite virée au sud de Victoria pour un coucher de soleil : depuis notre fenêtre,  grand  bonheur de regarder les vagues du Pacifique et leur ressac.

 Le lendemain, nous reprenons un ferry pour une traversée de  1h30  vers la ville de Vancouver.

 

We love  Vancouver !

 Nous avons beaucoup aimé l’ambiance, le cosmopolitisme, les plages, le parc Stanley et la vie grouillante des quartiers de  Vancouver….

 Les pieds dans l’eau, nous avançons vers la ville par ses plages, avec, en fond de décor, des monts enneigés d’un côté et l’attirante  skyline de l’autre.

Le quartier animé de Glastown et l’horloge à vapeur:

 L’étonnant et authentique  Chinatown. Les chinois ont largement contribué à l’essor de la ville. En quelques heures, nous avons  changé de continent !  nous avons pris un d^ner sur le pouce dans  un Dim Su  entourés de familles chinoises, service rapide et pas cher du tout !

Au nord de la ville, Stanley Park révelle l’art de vivre des vancouverois : plusieurs plages, des piscines salées, les  espaces verts,   le grand aquarium, et encore la faune  qui  nous surprend au détour d’un sentier.

bélouga Aquarium de Vancouver

 

Le dimanche, nous participons à l’Eucharistie avec  la toute petite paroisse francophone du Saint Sacrement, animée par un prêtre d’origine italienne,  déraciné donc, un homme chaleureux au fort caractère.  Nous percevons l’ardeur de sa foi et sa fidélité au coeur d’une société fortement déchristianisée.

 Il nous accueille avec chaleur, et nous invite à « chercher la pierre précieuse » : l’occasion d’une petite conversation familiale sur toutes nos possibles ruées vers l’or !… Et le sens de notre voyage.

chercher la pierre précieuse...

chercher la pierre précieuse

 NB pour les amis qui nous suivent (les « enroutecarapatte » et la famille Lafarge-Poupart)  le marché public de Granville est coloré, animé et fourni, idéal pour garnir le panier de pique nique, quartier vraiment original, avec ses boutiques d’artisans (rempailleurs, ferrailleurs, sculpteurs, artistes …)

Notre petite routine

 Nous aimons tous ce rythme qui  laisse la part belle à l’imprévu, à la contemplation.

Les enfants deviennent des vrais routards :

préparation de l'itinéraire américain

 

Théophile est le pro du nettoyage...

...et de l'organisation des tâches!

 

 

Ecole …buissonnière !

 

Nous avons commencé l’école, en équilibrant  le mieux possible nos journées… Plutôt agréable d’apprendre une poésie  assis dans l’herbe, de s’autoriser un quartier d’orange entre 2 croquis, ou d’apprendre une leçon sur les marées devant le Pacifique!

 La faune peut être source de déconcentration ou de stimulation : Basile  effectue ses additions sous le regard perçant et bienveillant d’un pygargue,  qui l’encourage et  surveille le résultat !

 En tous les cas, nous tirons une profonde révérence aux professeurs  de nos enfants : nous réalisons la somme des connaissances accumulées grâce à eux : chapeau bas!

  Nous quittons le Canada qui nous a comblé de paysages ces dernières semaines,  mais encore plus d’amitié pendant  4 ans.

La route nous appelle encore. Pour notre première frontière, celle des Etats-Unis, nous sortons  donc nos passeports : la douane  est bien plus souple que celle de l’Etat de New York !

Après avoir contourné Seattle,  nous devons couper le moteur pendant plusieurs heures pour des travaux sur la route, ce qui donne l’ocassion de taper la causette avec un mexicain et des québecois (le texte en espagnol sur la piafmobile et ses dessins provoquent bien souvent des rencontres!)

En passant par l’Etat de Washington, puis l’Idaho et le Montana,la Piafmobile dévore des kms, des Miles maintenant,  vers le  parc national de Yellowstone.

En attendant nous avons tous  eu un véritable coup de cœur pour les paysages du Montana !