la Colombie

janvier 26, 2012

Avis pour  les amis de la route: nous proposons une nouvelle rubrique « pratique » sur nos bivouacs: à  notre tour de  vous donner les astuces  pour vous éviter  les  heures de recherche d’un lieu sûr! … on le tiendra à jour autant que possible…

 Comme promis, voici un grand retour en arrière jusqu’aux portes de l’Amérique  du Sud. Nous posions les pieds pour 25 jours dans la « Vice Royauté de la Nouvelle-Grenade », autrement dit

 la Colombie

 Et parce qu’une fois n’est pas coutume et qu’ici la coutume  est  festive, une introduction en chanson (traditionnelle), dédiée à nos amis qui liront ces lignes dans leur langue, sera notre porte  d’entrée  :

No vaya a olvidar,
por lejos que esté,
que esta tierra linda,
es de sumercé.
Digan lo que digan,
Colombia es amor,
y no hay otra tierra como está,
como está mejor.
¡Y no hay otra tierra como está,
como está mejor!

Premier couplet, en arrivant du Panama depuis la mer:

Carthagène  de las Indias
Voilà 2 mois, nous  débarquions pour quelques jours  dans le centre de cette ville de couleurs et de lumière; la Piafmobile, elle, finissait sa traversée des Caraibes au milieu de ses colocataires-containers.


Dans un petit hotel du centre, nous posions  nos sacs  salés et fermions  pour la nuit nos yeux encore étourdis par les vagues et la tempête. Pendant qu’au port de Manga  Luc usait ses nerfs et sa patience légendaire  à remplir d’interminables piles de paperasses, les enfants, eux, planchaient sur  leurs versions latines (à l’aide, Bonne Maman!) ou leurs problèmes de maths…


Lorsqu’enfin, au bout de 3 jours, nous retrouvons notre maison roulante et  lui dénichons grâce à Veronica une place dans la marina de Manga, quartier résidentiel de Carthagène.

Là, nous sommes les voisins de Veronica, Alberto  et leurs 3 enfants, amis de Benjamin. Nous assistons  avec eux à une fête de Noel  sous le soleil, bizarre,  et les soirées suivantes passées en leur compagnie,  les conversations sont joyeuses et chaleureuses.

Premier contact colombien,  premier maillon d’une chaine de rencontres merveilleuses.

Le miracle colombien opère!  Est-il possible de définir en quelques mots l’identité colombienne? … Un appétit pour le bonheur  malgré les cicatrices encore très douloureuses. La bonne humeur pimente la vie  comme le sel rehausse chaque plat; un moment ou une rencontre deviennent des bénédictions: pas de temps à perdre. Est-ce parce qu’il faut se réjouir des étincelles, si petites soient-elles? Ou bien un élan  porté naturellement vers l’autre?  En tous cas, nous recevons comme un cadeau la  curiosité joyeuse envers l’étranger qui ne venait plus: combien de visites de la Piafmobile, de  fois devrons nous poser pour une photo avec des gens croises dans la rue ou dans une station service,  combien de demandes de nouveaux amis sur Facebook? Nous jouissons surtout  de cet intense sens de l’hospitalité! Les relations humaines sont primordiales,  et la spiritualité vécue en profondeur. Un peuple fier  de sa richesse culturelle,  de ses paysages variés, de sa gastronomie délicieuse, qui veut  délibérement tourner la page des années noires.
C’est un peu court évidemment, mais c’est ce que nous avons expérimenté en traversant ce pays que nous avons tant aimé… Le reste se laissera découvrir au fil du récit de notre trop courte traversée.

Carthagène


Visite d’une  ville-musée,  ancienne plaque tournante du trafic d’esclaves et du commerce des pierres précieuses.


Nous déambulons  dans les ruelles fleuries   en levant nos 6 têtes vers les balustrades en bois, autour  du Palais de l’Inquisition, de la Tour de l’Horloge; longeant les remparts de la forteresse San Felipe de Barajas…

Ambiance des Caraïbes. Les palenqueras posent pour les milliers de touristes débarqués des bateaux de croisière.

Le jour, sous le soleil tropical, Carthagène exhibe ses façades colorées, vestiges du passé, et heureusement, la brise venue de la mer apporte de la  fraîcheur à nos promenades de curieux. On vient chercher le long des remparts qui patientent jusqu’au coucher du soleil à la fois l’évocation des luttes terribles du passé et l’air du Pacifique qui efface tout. Le fort qui protégeait Cartaghene des pirates évoque  l’époque où l’or et les émeraudes raflés par les conquistadores transitaient par la ville.


Et puis à la tombée de la nuit, la ville s’illumine: calèches éclairées à la bougie, terrasses animées dans la douceur du soir.  « On se croirait dans un film »dit Théophile….Dont nous serions les spectateurs éblouis.
Passé l’éblouissement des couleurs et de l’ambiance, on entendrait presque  des secrets conservés dans les patios, les fortifications, les étroites rues pavées. D’anciens cloîtres, des églises, des bastions et les vestiges de violentes batailles témoignent d’hommes et de femmes  esclaves qui ont gagné  ici leur liberté.

Esmeraldas
Parce que la Colombie est  le premier producteur d émeraudes au monde, nous suivons l’incontournable visite d’un  des magasins de pierres précieuses  avec explications et illustrations à l’appui. On apprend  que des dizaines de bulldozers rabotent la montagne à la recherche de veines contenant la  fameuse pierre, et que tous les mineurs sont atteints d’une incurable maladie obsessionnelle: la fièvre verte!   Une belle légende    pour éluder la  vérité écologique et sociale…
On dit qu’un  chef Fura fut trompé par sa femme Tena et de désespoir, il pleura  amèrement sur la montagne. Les larmes qu’il versa se transformèrent en… émeraudes, ma chère Armance!

(Après  bientôt 15 ans de mariage,  Luc et moi nous fiançons!)

De prime abord, Carthagène laisserait croire en une Colombie  pacifiée, économiquement prospère… la réalité est bien différente et le contraste  saisissant  lorsqu’on quitte la ville pour des colonies  de villages de misère, de poussière et de sacs en plastique.  Les chiffres ne trompent pas:’tandis qu’ à peine 2% des propriétaires fonciers possèdent 80 % des terres, 10% des Colombiens détiennent 50% des richesses nationales. Quant à la paix, elle s’installe progressivement. Rien à voir, heureusement,  avec les dernières   années de terreur:  en parlant avec nos amis, nous comprenons  que sortir de chez soi présentait  alors un  réel danger, et  encore aujourd hui chacun reste prudent ( nous ne savons pas bien si c est lié à des habitudes traumatisantes ou à de réels dangers…).  On veut nous protéger, nous prévenir, nous entourer de précautions. Il faut dire qu’ en 2007,  on comptait encore  22 000 homicides. En 1995, avec 33 000 homicides, la Colombie dépassait les Etats Unis et même la Chine! Uribe, appuyé des Etats Unis, tient depuis 2002 une politique de fermeté, la baisse de la violence se fait donc  nettement sentir. La Colombie sort de ses années noires. Pour nuancer le tableau, il faut  préciser que le gouvernement  actuel stigmatise systématiquement  les groupes terroristes(d’obédience marxiste) sans évoquer sa propre violence  et le comportement sanguinaire de  son armée. Une femme de MSF rencontrée à Cartaghene nous dit l’horreur des actions  militaires…

Quant à nous, JAMAIS nous ne nous sommes sentis en insécurité, mais au contraire  toujours accueillis, entourés de bienveillance.   Petite réflexion familiale:   la réalité quotidienne et ordinaire  que nous vivons  est aussi juste que celle, alarmante et catastrophique, véhiculée par les médias.

Volcan Totumo

A quelques kilomètres de Carthagène,
Sortie dominicale en compagnie des familles colombiennes, toujours curieuses et  avides d’échanges. Nous  flottons au centre du cratère d’un volcan profond de 2400 m. La boue est tiède, donc rafraichissante dans la chaleur tropicale.

 on joue à » qui-est-où? »:

Déjà les civilisations précolombiennes s’y immergeaient  pour guérir leurs douleurs articulaires ou simplement pour avoir une belle peau satinée! On s’attarde donc avec jubilation dans ces  bons principes actifs et thérapeutiques.En tout cas, s’amuser est  forcément salutaire!

Métamorphose: vous nous reconnaissez?

 Routes en Colombie
Bonne nouvelle: la piafmobile est étanche et quasi amphibique!  Les routes boueuses et inondées ressemblent à des fleuves que nous traversons entre des trucks  longs de 15 mètres, parfois à l arrêt pendant des heures…Au milieu de  ces colosses de la route, la piafmobile passe pour une  touriste extravagante! Mais il nous faut coûte que coûte tracer la route, passer les terrains glissants et boueux jusqu a  la region de Santander où Claudia, qui suit notre parcours depuis le début, nous attend.
Enfin, arrivée à Bucaramanga un soir de fête: pour célébrer l’Immaculée Conception, les enfants éclairent les rues en allumant des cierges multicolores sur les trottoirs ou sur le palier de leur maison.


Tout est prétexte pour faire la « rumba » : dès notre premier soir, nous participons au banquet du quartier de nos  nouveaux amis, Claudia et Puno.  Lumineux.


La Piafmobile est visitée, admirée par toutes les générations.  Nos ados font des rencontres, Côme s’improvise instituteur et donne un cours de Français aux jeunes curieux!

Les jours qui suivent sont un enchantement après les routes terribles: nous sommes entourés d’amitié, de joie de vivre et bercés de musique latine. Claudia et Puno  sont incroyables. Quelle leçon d’hospitalité, d’humanité! Ils nous offrent  tous les deux  un arbre réconfortant où nous reprenons des  forces. les Piafs peuvent poser  leurs ailes un peu mouillées, un peu fatiguées dans leurs branches si largement ouvertes.  Meme si on n’a pas tellement le temps de  s’endormir:  de fête en fête, de musique en musique, de conversations arrosées en retours tardifs, nous  comprenons vite que la « rumba » est un  indispensable ingrédient colombien!

Puno est une personnalité!  Universitaire et  chroniqueur cynique dans la presse (sa plume anonyme relève avec un humour sarcastique  les fautes et incohérences journalistiques),  il est aussi à l’ initiative de manifestations musicales,  organisant les  festivals autour du patrimoine musical colombien de la région de  Santander. Et puis… Son véritable violon d’Ingres: le tiple! (guitares à 4 cordes  triples) , et le groupe Los Muchos qu’ il a créé.
Un être humain chaleureux et  malicieux!

 Claudia est une femme de Bogota au coeur d’or! Genereuse, elle nous a accueilli avec délicatesse et son appétit de vivre communicatif nous ont tout de suite mis à l’aise. Elle nous guide, nous régale, orchestre nos visites, nous fait rire et nous entoure de bienveillance. Jusqu’ à notre sortie du pays, nous nous sentirons accompagnés par cet ange protecteur, c’est  encore elle qui nous donnera les prochains contacts à Bogota et à Buga. Les enfants ont adoré leurs deux chiens, deux molosses doux comme des agneaux, et surtout,  Foucault s’est fait un nouvel ami, Simon, le fils de Claudia.


 Eres bienvenido en Francia!

 Petit concert à la maison…

 et concert à la ronde  tous les jours…

Le  canyon de  Chicamocha en téléférique.

Nous descendons jusqu’au Rio et remontons vers la Mesa de los Santos. Basile est très  fier de connaitre, après le grand Canyon, le 2 ème plus grand canyon du monde!!!

 Avec Stefania, de l ‘Alliance francaise, adorable étudiante qui nous accompagne.’

San Gil


Parque el Gallineral


Petit parc écologique. Sentier au milieu  des gallineros, arbres gigantesques desquels pendent des lichens appelés  la barba  del viejo (la barbe du vieux)!

et plus loin, gare aux aras!

Et puis, les enfants la réclamaient et  grâce à la maman de Puno, nous goutons à la curiosité culinaire locale: les croquantes hormigas culonas ( littéralement fourmis à gros cul, classe!)… pas incontournable!

Barrichara

une très jolie et paisible  petite ville coloniale. Murs blanchis à la chaux, boiseries vert bouteille,  pas une seule pierre ne semble avoir bougé depuis sa fondation en 1705. Sérénité des habitants pas pressés…

Basile aime toujours autant grimper sur les statues, c’est son dada!

Côme, comme d’habitude,est là pour le soutenir, Puno aussi…

 Basile veut mettre  cette photo aussi sur le blog 😉 :

Pour ceux qui passent par là, ce n’est écrit nulle part sur les guides, mais  à El Pinchote, il FAUT absolument   prendre un Tinto ( petit café serré) dans le kiosque de la  place centrale, à la nuit tombée! Rituel colombien incontournable.

 El Socorro
Au hasard de nos pérégrinations, nous reconnaissons une silhouette:  c’est Aude! Le lendemain, elle nous rejoint avec son gros sac sur le dos pour une visite passionnante del Socorro, la ville natale de Puno, avec Camelo, guide-comédien ami de Puno. Fief de la franc maçonnerie et foyer de la révolution colombienne.

 C est là que nous quittons nos amis…

Yeux embués, gorges nouées… Certains se demanderont si une amitié d’une semaine compte  vraiment… Et pourtant, dans ces conditions de rencontre exceptionnelle se vit quelque chose d’exceptionnel.

MUCHAS GRACIAS CLAUDIA Y PUNO!

Villa de Leyva

Aude embarque avec nous  jusqu’ à Villa de Leyva, dans la région des Hautes Terres, le Boyaca. A notre tour d être un arbre pour cet oiseau migrateur: nous déployons la banquette et nous voila 7 pour quelques jours!


Aude est pleine de malice et de curiosité, nous aimons le regard qu’elle pose sur les choses, et les questions qu’elle porte.

 A bientôt, Chère! (en Bolivie peut être?)


La Piafmobile se gare  au monastère Ecce Homo, édifié par les Dominicains, le sol est pavé de pierres fossiles et le patio intérieur entouré de belles arcades. Belle rencontre de 28 postulants dominicains.

Nous installons  avec eux une crèche géante.

Le soir, ils nous invitent à leur veillée de prière. Dans  une lente  procession à la bougie le long du cloitre du monastère, nous avons la chance de vivre un beau moment de recueillement avec ces tout jeunes séminaristes.  28 garçons qui interrogent leur vocation religieuse. Pour nos repères européens, des jeunes drôles, bons vivants, bien dans leurs baskets,  désireux de donner leur vie  pour suivre le Christ, c’est  déconcertant…et décapant!

La ville


étonnante disproportion  entre la  plaza Mayor ( soulignons l’audace de porter un autre nom  que Plaza Bolivar!), immense, et ses petites maisons basses et blanches écrasées de soleil dont les bougainvilliers envahissent les murs. Derrière, les montagnes dressent leurs silhouettes bleues. comme dit Aude, on se croirait dans un décor de petit train électrique!

atelier de dessin dans la rue.

Jolie et paisible Villa de Leyva.

  sur la route de Bogota, nous visitons la catédrale de sel, taillée par les mineurs. 

Bogota

Nous pensions  trouver une ville polluée et dangereuse,   inhospitalière… Surprise! On a adoré et regretté de ne pas pouvoir y rester davantage…

   En face de l’appartement des parents de Claudia, la Piafmobile  trouve une bonne place  dans une rue en travaux. Elle peut  donc prendre ses aises, nous aussi(pas trop de bruit) sans gêner la circulation, par ailleurs intense voire chaotique!  les parents de Claudia nous accueillent pour le petit déjeuner, les garçons  prépareront des crêpes le soir.

 

Une amie de Claudia,  Catalina, étudiante et passionnée d’Histoire, nous fait visiter sa ville. Mieux qu un guide, très pro et super amicale. Elle nous fait part des désillusions de la jeunesse colombienne.  Nous partage son   intérêt  très vif pour les questions politiques malgré tout emprunt d’amertume face à une corruption omniprésente. Elle et son ami restent  pourtant « optimistes »(ils le disent eux mêmes) et   gardent un désir profond d’engagement. Une rencontre  vraiment enrichissante. 

Musée  Botero
Et ses gorditos qui nous font bien rire

le musee de l’or

Le Musee de l or abrite  la plus vaste collection d objets précolombiens en or au monde! 35 000 pièces issues  de la cordillère des Andes, de la cote caraïbe et de la sierra Nevada. Magnifique!


Blond doré, une pièce unique

sourire en or

petite promenade avant le déluge…

Le soir, Bogota inondée par la pluie,  il nous est impossible de prendre un bus!  Catalina et Juan Manual s’inquiètent de nous voir rentrer seuls…Finalement,  ils nous confient à la police qui prendra le numéro de téléphone de notre chauffeur de taxi ainsi que le nôtre. Nous devrons  prévenir   l’agent de notre arrivée sans encombre:  ces précautions  que nous n’aurions pas prises seuls  nous rappellent que le pays est  sans doute encore dangereux.Et  que nos  jeunes amis sont  marqués  par la violence qu’ ils ont vécue et  vue de près.

Adios, amigos!

Les routes sont encore en très mauvais état, souvent inondées; nous tentons de rejoindre malgré tout la zone du café, même si nous devrons renoncer à certaines visites. Luc  roule au ralenti,  prudence…

pffff… première avarie mécanique du voyage. entre  Bogota et Armenia.

Notre arrivée tardive  dans la nuit, en bord de route,  est récompensée le matin par un petit déj surprise préparé par les enfants, trop mignons!

 el Cafetero
La Colombie est aujourd hui le 3 ème producteur de café ; cependant, les meilleurs grains sont destinés à l’exportation. Le café se cultive à partir de 1100 m et jusqu à 1700m, à l ombre des palmiers. C’est dans cette région qu’on trouve les plus belles fincas; la Piafmobile s’offre donc le luxe de se garer  dans la cour d’une des plus anciennes de la région, la Cabana. Nous sommes seuls au monde, dans un cadre magnifique!

Bricolage, menues réparations,  travail de classe, lessive… la piafmobile sèche entre 2 ondées ( le soir, c est  toujours le déluge).  Et comme les routes sont impraticables, nous restons sur place. Visite avec la gardienne Maria, donc,  de l’exploitation de café,  du jardin, de la maison coloniale. Magnifique. Tout est  beau, coloré et gorgé d’eau!

  les piafs

 Buga

Anita et Alfonso

 la maison d Anita et d Alfonso qui nous accueillent est un ancien trapiche ( exploitation de la canne  a sucre), et nos hotes sont amateurs d antiquites.
Anita est  restauratrice d’ art religieux, nous visitons ave elle l’ église de Buga et  son tres beau chemin de croix, le couvent san Francisco et les fresques inspirées  par l’ art indigene.
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Popayan

La ville blanche. Une grosse ville coloniale pas incontournable a notre avis, meme si nous avons aime l’ ambiance de novenas (chant et musique de Noel) et son atmosphere andine.

Pasto
notre derniere halte colombienne.

Pasto.

Nous sommes à presque 3000 m d’altitude. Nous sortons les polaires et  arrivons dans  la maison  des Jesuites , la Casades Exercices Spirituels. Le père Jose  Alguilar nous accueille. Il y a un parking assez grand pourla Piafmobile, c’est habituellement un lieu de retraite spirituelle ignacienne.

nous connaissons bien  la famille de  Saint Ignace.  Le père Jose a   une attitude attentive  et   une qualité d ‘écoute toutes  ignaciennes qui font que nous nous sentons en famille (en plus, pour ceux qui le connaissent, il ressemble un peu à Franck, non ?).

Une journée de Noël peu ordinaire.

Lagune

A quelques kilometres de Pasto,  Jose nous emmène pour visiter un village étonnant. L’atmosphère est andine, l’architecture est suisse : des petits chalets  colorés aux volets en bois… étonnant mais vraiment charmant.  L’ambiance de Noël se fait sentir, décoration aux fenêtres, les enfants jouent dehors.

Sur le lac,  de jolies embarcations rejoignent un parc protégé, sur  une île où poussent des plantes endémiques.

Une ballade dans les sentiers  nous permet de mieux connaître Jose.

Il nous parle de la place des Jésuites, de son travail d’accompagnement  et  de réflexion auprès des responsables politiques locaux. Il mène  aussi des projets de recherche autour des questions environnementales et sociales en  Amérique Latine.

Théologie dela Libération.  Sil’église nous a paru ici souvent conservatrice, voire autoritaire, Jose donne un autre ton  à visage humain, proche de l’Eglise du Christ  telle que nous l’aimons.  Nous nous sentons en fraternité.

 Sur la route, cours d’ Espagnol !

 

Festival de los Blancos y Negros

Dans l’atelier d’un ami de Jose  professeur aux beaux arts,  nous assistons aux préparatifs et à la construction de ces chars immenses et bariolés.  Les artisans coupent, taillent, ils emplâtrent, polissent, colorent, vernissent…

Ce festival est la fierté locale, connu dans tout le pays, il offre l’occasion d’unegrande fête avec ses excès plus ou moins réjouissants ! Lancers de farine, œufs,  consommation  d’alcool… A l origine, ce  carnaval indigène    offrait l’opportunité de changer de rôle pour un jour : les Andins se déguisaient en Blancs, et les Blancs se maquillaient en noir. Les chars et grosses têtes  représentent souvent  des morceaux choisis de l’Histoire  de l invasion espagnole. La coutume s’est transformée en gigantesque parade et les festivités durent plusieurs jours. Nous n y serons pas mais ce fut vraiment interessant d observer les préliminaires  de cette grande manifestation populaire.

Retour  en fin d’après midi,  nous préparons Noel,  accrochons au plafond des branches d’eucalyptus en guise de sapin et quelques décorations sur nos fenêtres.  Le père nous propose de célébrer Noël entre nous. Quel meilleur cadeau pouvions-nous recevoir ?

Jose  nous laisse installer à notre goût la pièce que nous avons choisie pour notre   petite messe. Nous 6 avec le père José en cercle autour d’une table,  nous vivrons une célébration dans l’intimité familiale; Basile dispose  la crèche du Nicaragua et 7  bougies.  Dans la nuit,  quelques morceaux de musique choisis et joués par les enfants. Au centre,la Bible, le pain et le vin. Nous lisons les textes dans nos langues respectives. Echange en profondeur, offrande de ce que nous sommes et vivons. Impossible de traduire cette nuit de Noël,  c’est un moment  de grâce unique, gravé dans nos mémoires, nos esprits et nos cœurs.

Quitter la Colombie  sur cette note  nous invite à écouter l’immense  musique  des choses et des êtres. A tendre l’oreille pour entendre Celui qui, invisible, l’orchestre avec tant de délicatesse.

Muchissimas Gracias Padre. Merci Père.

 Le lendemain, nous partons tôt pour passer la frontière équatorienne.

las Lajas

Sur la route, un arrêt à Las Lajas fut un avant goût des couleurs de l’Equateur. Lieu de pèlerinage, atmosphère empreinte de mysticisme ce 25 décembre, des pèlerins gravissent les marches pieds nus et vêtus des costumes  de la Sierra.

Cochons d’ inde en broche, les fameux cuys, Bienvenue dans les Andes !

Nos amis Viard sont déjà dans l’avion, au-dessus de nos têtes,  on guette, on trépigne d’impatience, sans oser y croire encore… Le soir, on pourra  sauter dans leurs bras et embarquer pour 15 jours dans un rythme jovial à 12,  un vrai bonheur!

Juliette  a tout dit ou presque, dans son article  drôle et touchant, qui lui ressemble si bien.  On s est régalés à la lire, l’ impression de l’entendre nous a réchauffés alors que nous étions  déja  dans les hauteurs péruviennes,  Merci Merci ma belle Juliette!!!

Bientôt le Nord du Pérou, à 8 cette fois,  et tout ce que nous n’ imaginions pas !

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Équateur: une étape entre amis

janvier 8, 2012

A Basile, Théophile, Côme, Foucault, Luc et Caroline…

A vous qui m’avez confié la tâche et le plaisir de rédiger l’article de l’Equateur, j’aimerais d’abord dire un énorme merci. Ça a été les plus étonnantes, merveilleuses, drôles, parfois tendues, vacances de Noël que j’ai jamais vécue. Il faut dire que je n’en ai pas vécues beaucoup (17 pour être exacte, et je ne me souviens pas des 5 premières…).

Alors voilà, cet article c’est un peu mon cadeau de Noël, un grand merci qui vient tout droit du cœur, en espérant que vous continuerez votre aventure avec cet amour de la découverte et du voyage et ce dynamisme qui vous caractérisent…

Tout d’abord je pense qu’il faudrait parler des six mois qui ont suivi votre départ… Montréal semble vide sans vous. Tous les endroits où nous avions l’habitude de nous retrouver sont vides et soudain insignifiants. Mais la vie continue, et la perspective de vous retrouver à Noël a illuminé ce décembre froid et sans neige ! Et pendant les trois jours de voyage pour venir jusqu’à vous, qui n’ont pas été trop fatigants (New York, et Miami Beach, il y a pire !) j’avais une boule dans le ventre… Excitation, impatience, inquiétude aussi peut être, de voir que la vie nomade vous aient changé… le pire ça a été le trajet de l’aéroport à Otavalo, les embouteillages, le taxi qui semblait avancer à deux km/h !

Et puis il y a eu cet instant où quatre silhouettes sont apparues devant les phares et je me suis dis… Enfin! quel bonheur de vous serrer dans mes bras et de savoir que nous allions passer 11 jours tous les douze, à s’amuser comme avant, à passer des heures à parler de tout et de rien, de dire des conneries jusqu’à deux heures du matin, se réveiller en se disant que ce n’est pas un rêve, et que vous, êtes bien là! alors je me dis que même si ce rêve va devoir s’arrêter un jour ou l’autre… merci d’exister tout simplement, d’être de si bons amis avec qui on peut rire et s’engueuler à tout moment!

donc ce récit c’est pour vous six, j’espère que ça vous plaira…

chut…ça commence!

Dîner de retrouvailles à la Casa Mojanda, et ouverture des cadeaux. Léo a eu un gratte-dos qui semble bien lui plaire… Foucault, François et Côme ont reçu des parfums!

Cette nuit là on a dormi tous ensemble dans un grand dortoir de huit lits, les petits étaient surexcités, mais nous, malgré notre envie de discuter jusqu’à l’aube, la fatigue du voyage nous a rattrapés ! Le lendemain, on va faire une petite balade le long de la Laguna Mojanda, on part en galopant devant, mais les adultes ont plus de mal avec l’altitude (4263 m). La montée vient à bout de tout le monde et on redescent à Otavalo, pour découvrir le fameux mercado qui contribue à la célébrité de la ville. Il a lieu tous les jours, mais le samedi est le vrai jour de foire. Chacun y fait ses petites affaires, ça marchande de partout. Foucault achète une peau de lama, Léo marchande une écharpe en Alpaca, Luc et Caroline essayent des ponchos, bref, chacun y trouve son bonheur !

Balade au bord de la Laguna Casa Mojanda, et Marché d’Otavalo.

Le soir, c’est l’anniversaire de Luc, et en plus d’une tarte aux pommes à tomber par terre, l’anniversairé a droit à un concert (quelque peu cacophonique) et des cadeux achetés sur le marché. On fait aussi le tour du potager, on rencontre Meme et Maki les deux chiens de l’hôtel, de Sami le Lama-qui-fait-des-bisous, et les propriétaires, Betty et son compagnon, des gens adorables, qui parlent plus anglais qu’espagnol.

Sami et  Juliette, Betty et Daniel. Première expérience de voyage en camping-car, il y a 2 heures de route entre Otavalo et Quito. Ou plus précisément la Mitad del Mundo, une petite ville à 10 km de la capitale située exactement sur la ligne de l’équateur

La famille Viard (c’est à dire nous!) s’adapte plutôt bien à la vie en camping-car…

La famille Saint-Boviard au milieu du monde : le pied droit dans l’hémisphère Sud et le pied gauche dans l’hémisphère nord !

On arrive dans l’après-midi à Quito, la ville est magnifique, toute colorée, complètement métissée, embouteillée comme pas possible, bref j’adore. Les gens regardent la Piafmobile avec des yeux tous ronds, ils applaudissent pendant les manœuvres, c’est génial. L’hôtel, qui est en fait une auberge de routard, dotée d’une terrasse avec une vue à couper le souffle sur Quito (de nuit c’est encore plus impressionnant !), des chambres qui ne ferment pas à clé, des douches froides et un personnel qui parle le spanglais… On dîne à 12 sur la terrasse, le traditionnel ensemble soupe, riz-viande-et-légumes, et dessert ABSOLUMENT délicieux.

INFORMATION IMPORTANTE!

UN REPAS TYPIQUE DE L’ÉQUATEUR

Soupe, riz, viande et légume, pâtisserie en dessert.

BUEN PROVECHO!

Le lendemain, le mercredi 28 décembre on part à la découverte de cette immense ville, en commençant par la basilique, bâtiment totalement incongru dans le chaos de la ville. Heureusement les Quitenos se sont réappropriés la base de l’édifice en le transformant en petits commerces où l’on trouve tout l’attirail ménager, du fauteuil à la télécommande de télévision.

On continue dans le Quito colonial, sur la Plazza Grande, où on grignote un morceau, Caroline m’initie à la photo d’observation de la vie indigène. C’est vrai que les dames sont magnifiques. Très élégantes avec leur jupe noires fendue sur le côté, qui dévoile un jupon de dentelle, leur chemisier brodé de milles couleurs vives, rehaussées par un châle d’alpaca. Elles portent un chapeau avec une petite plume de paon sur le côté, et leurs longs cheveux noirs sont tressés et enroulés dans une un bandeau tissé, pareil à leur ceinture. elles portent toutes des chaussures pointues et un collier de perles dorées, qui va très bien avec leur peau chocolat. Les hommes aussi sont élégants: pantalons blancs et gilets, chapeau de feutre et chaussures cirées.

On traverse la ville à pied (enfin, une partie parce que Quito est tellement grand, que même en haut de la montagne, on ne voit ni le début, ni la fin !), et on monte à travers un quartier plutôt défavorisé en direction du Museo del Agua. C’est un musée moderne, tout en verre, qui explique à la fois l’histoire des premières canalisations de Quito, et les projets écologiques en cours.

Maman et Paul jouent dans le petit aqueduc installé à l’entrée du musée.

Partout on croise des chiens errants, des dames en costumes traditionnels, des enfants qui joue, pleins de taxi à 3 dollars le trajet, peu importe où on va, on a même vu une ÉNORME araignée !

Petite pause désaltération pour compenser le manque d’oxygène et la marche rapide de Luc!

Un patissier fabrique des boules de pâte sucrée, son atelier est ouvert sur la rue…

Luc et Caroline.

La majorité des soirées, les enfants (Les quatre grands Juliette, Foucault, François (monplus grand petit frère) et Côme ainsi que  les deux loustiques, Léo (un deuxième frère), et Théophile, dorment dans le camping-car, pendant que les parents prennent des chambres dans des hôtels avec les deux plus petits ( Paul, petit frère numéro 3, et Basile). Le matin c’est la course dans la Piafmobile pour tout ranger, parce que les routes sont mauvaises, et il ne faut rien laisser trainer.

Petite balade en oeuf…

Le jeudi, au programme, on monte avec le téléphérique, sur une des montagnes (la ville est tellement haute, 2800 m, que les montagnes qui atteignent facilement les 4200 m, nous semblent des collines.) qui surplombent Quito. La vue de là-haut est incroyable, Quito est immense, elle s’étend de part et d’autre de la vallée et on ne voit qu’une étendue infinie de maisons colorées et de building en verre. La Basilique domine la ville. On entame une petite marche le long de la balade sur la crète, mais on s’essouffle trop vite et on redescend après une demi-heure de panorama à couper le souffle. Sauf bien sûr, les deux chèvres de montagnes Léo et Théophile qui escaladent les pentes les plus…pentues, sans même être essouflés!

Luc et son fils en pleine contemplation…

Une petite église à 4200 m d’altitude…

Maman devant Quito

Dans les œufs, (les six ados dans uns, les parents et les petits dans l’autre), Théophile, Léo et Côme, s’amusent à faire peur aux gens qui montent ! Une petite séance de rigolade, ça fait toujours du bien.

Après un délicieux déjeuner dans le Quito colonial, on part avec trois taxi (nous sommes 12 tout de même !), visiter le musée et la maison de Guayasamín, un peintre indigène, qui voulait dénoncer les horreurs faites à son peuple lors de l’arrivée des premiers colons grâce à ses oeuvres. Ses peintures ressemblent beaucoup à celles de Picasso alors que les deux hommes ne se sont jamais rencontrés. Il a aussi construit une chapelle, très moderne, La Capella del Hombre, qu’il voulait dédier à la paix.

On continue avec la Fondation Guayasamín, quelques mètres plus bas, où Caroline, Luc, Claire et moi rencontrons une guide russe, parlant aussi bien le français et l’anglais que l’espagnol, qui nous explique avec beaucoup d’émotion l’histoire des premiers indigènes. Pendant ce temps, les enfants s’amusent dans le jardin…

De gauche à droite: Côme, Léo, Théo, Basile, François et Foucault

On rentre, tous sur les rotules, sauf Claire, Caroline, Luc et moi qui allons faire les courses. Malheureusement le marché ferme sous nos yeux. On trouve une petite boutique qui vend des fruits et légumes inconnus, et une boulangerie à l’odeur irrésistible. Nous l’avons dévalisée sous les yeux ahuris de la vendeuse et de sa famille…

Le lendemain, on part de Quito. Nous disons au revoir à cette ville incroyable, et partons pour de nouvelles découvertes. Sur la route on passe près du volcan bien connu, le Cotopaxi… malheureusement l’accès au parc semble difficile et nous avons encore beaucoup de route. Notre dilemme se résout de lui-même, pour la simple et bonne raisons que nous loupons l’entrée du parc de… 45 km. Petite pause déjeuner dans un charmant petit village, avec un marché. On goute à la fameuse Patatas à la pobre, les gens sont très aimables, très souriants, ils rigolent bien devant cette bande de 12 gringos qui font des têtes dégoutées devant les pates de poulet qui flottent dans la soupe.

On s’arrête sur la route (une petite route de montagne  un peu chaotique) dans une ferme écologique, dirigée par un indigène, Senor Salas. Il nous fait visiter tous son domaine, où il fait pousser des plantes en voie de disparition, autrefois utilisées par les natifs. Il nous montre aussi ses lamas, ses canards (patos en espagnol), il a aussi des poules, des moutons et des loups de temps en temps, mais on ne les a pas vus !

Arrivée à la posada de Tigua dans la soirée. On y rencontre une famille belge, Roger, Anne et leur fille Pauline. La posada est en fait une ferme, il y a des lamas (claro que si !), des veaux, (dont un qui s’amuse à charger François…), des vaches, des moutons et des cochons. Il y a aussi un chien, qui passe ses journées allongé au soleil. Les garçons montent les lamas… conclusion : ça fait mal aux fesses !

Théophile et Basile

Foucault

Côme et Léo

  Nous faisons aussi la connaissance des enfants qui vivent dans la ferme : Pablo Mauricio, John-john, Erica et Salita. Ils nous montrent leur école et on joue au foot avec eux. Diner à l’hôtel, avec un serveur hyper poli, puis super bonne nuit dans le camping-car.

De gauche à droite: Paul, (juliette dans le fond, mais ne vous en occupez pas…), Johnjohn, Pablo Mauricio, Erica et Basile… Salita nous a rejoint plus tard. Samedi : on se réveille avec une douche glaciale (le chauffe-haud s’allume avec du feu, une mèche et de l’huile…pas très efficace…) le programme de la journée : petite balade au marché de Quilotoa, puis randonnée au bord de la Laguna. Le marché est très animé : musique, défilé en costumes, on sent vraiment que c’est le dernier jour de l’année. On y voit des poulets vivants accrochés la tête en bas qui discutent à qui mieux mieux, des moutons en laisse, un autre univers quoi ! on s’arrête à un stand de lainage : des gants pour les trois grands Saint-bonnet, un pull pour Pauline, Léo louche intensément sur un masque en laine très coloré ( et surtout très cher) et Caroline s’offre un magnifique poncho rouge en laine d’alpaca.

Une jeune fille pas trop rassurée, ouvrait le défilé, sur son cheval déguisé…ça rime!

Les costumes étaient magnifiques. Un peu pompeux, mais tellement colorés, c’est incroyable!

La Laguna de Quilotoa aussi est incroyable…elle est bleue turquoise, verte par endroit, et l’ombre des nuages sème ça et là des tâches bleu roi. Le lac est entouré d’une couronne de montagne qui montent facilement à 4000 m. il y a un chemin qui suit la crète et un autre sentier qui descend jusqu’au bord du lac. On commence à descendre, mais on s’essouffle trop vite. La remontée est encore pire.

Petite photo de familles…

On dit au revoir à Roger, Anne et Pauline qui continuent leur route de leur côté. Après le déjeuner, une tortilla cuisinée dans la Piafmobile, chacun vaque à ses petites activités : petite sieste sur le toit du camping-car pour les gars( Luc préfère dormir sur l’herbe…), balade sur la crête pour Claire et Caroline.

On reprend la route, cette fois-ci direction Banos, dans le Sud. Sur les routes, des jeunes déguisés ont fabriqués des barrages, pour quémander un peu d’argent pour la soirée !

Un gars déguisé en fille demande de l’argent. Derrière lui, ses amis abaissent la corde qui oblige les voitures à s’arrêter!

On arrive devant un petit hotel très sympa, juste à côté d’un chantier en ruines. Après une manœuvre plutôt impressionnante, on décide d’aller au bains (d’où le nom de la ville…), les gens commencent déjà à se rassembler dans les rues. La musique et les feux d’artifices sont en avance. Le projet banos tombe à l’eau, quand on voit le monde et la couleur de l’eau… on déambule dans les rues, partout on voit ces poupées de papier mâché qui vont être brûlées à minuit. Le restaurant Jardin de Mariane, nous offre un petit patio idyllique, pour cette dernière soirée de 2011. On fait des mimes en attendant le repas (qui est d’ailleurs TRÈS long à venir… ) : Caroline nous éblouit avec son imitation d’un chien errant, Jean-Christophe et Luc nous régalent avec une carricature de Justin Bieber particulièrement drôle, et Paul et Basile, enchainent pendant le reste de la soirée, des mini-sketches trop mignons : moyen âge, chevaliers, guerre, ninjas, espions, assassins, et j’en passe ! Au final, on ressort tous un peu endormi du resto (la fondue de bœuf et les crêpes au chocolat pèsent sur les estomacs), mais on est tout de suite réveillés par l’ambiance dans les rues ! La foule bouge au rythme d’une musique à crever les tympans, les bûchers commencent à se former, on voit un magnifique feu d’artifice et finalement…

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        FELIZ ANO NUEVO !!!

Les feux prennent. Il y en a partout ! Tous les 20m, on voit brûler ces poupées qui symbolisent tout ce qu’on veut laisser derrière nous pour commencer d’un bon pied cette nouvelle année. Au camping car, on allume des petits feux d’artifices, et on danse sur le toit au son de Manu Chao ! Puis tout le monde au dodo à 2h du matin, au grand regret des gars qui voulaient faire une nuit blanche ! et comme nous avons été trop occupé à nous amuser ce soir là…il n’y a pas de photo! désolée…

MAIS BONNE ANNÉE 2012 QUAND MÊME!

Dimanche :

Enfin une bonne douche chaude !Les préparatifs se font dans la bonne humeur des 1er Janvier. Les Saint-Bo skype la famille, pendant que les Viard sont malades. (sauf moi !) Et puis, parce que ca ne se fait pas de rater les bains, dans une ville qui s’appelle bains, on va passer deux petites heures dans l’eau à 30 degres. Il y a aussi deux grands toboggans, qui aboutissent  dans un bassin malheureusement froid ! mais ca n’arrête pas Foucault, Théo, Léo, Francois et Côme. Après coup, tout le monde est d’accord pour dire que ca fait du bien ! Ce jour a été un exploit de conduite : toutes les conditions étaient là pour décourager le plus endurci des chauffeurs : pluie, routes mauvaises, broulliard, détournement à cause d’une éruption, petits incidents dans la Piaf,… alors franchement BRAVO LUC ! On passe la journée dans le camping-car, s’arrêtant seulement pour les pauses pipi et le déjeuner… On arrive de nuit à la Posada Ingapirca, un petit hôtel charmant. Les parents profitent des lits de l’hôtel pendant que nous partageons une dernière nuit à six dans la Piafmobile.

Lundi :

Caroline, Luc, et les quatre gars partent de bonne heure pour aller récupérer les parents de Caroline, Gilles et Hélène (aussi connus sous le nom de Taticou et Mamica). Nous profitons donc d’une journée tous les six…une petite présentation s’impose:

  • Jean-Christophe (alias Papa ou Crac)
  • Claire (Maman)
  • Juliette (Moi, 17 ans, bientôt 18 !)
  • François, 14 ans
  • Léo, 12 ans (meilleur ami de Théophile)
  • Et Paul (plus souvent appellé Pipou), 6 ans.

Nous prenons donc notre matinée pour faire une bonne toilette, un bon et copieux petit déjeuner, et une visite du site Canari-Inca, Ingapirca. Il y a un musée et un guide pour nous expliquer les mystères des premières civilisations : le dieu Soleil et la déesse lune, les constructions, les positions des bâtiments par rapport aux points cardinaux, les rites religieux, c’est passionant.

On prend un bus pour se rendre à Cuenca où nous retrouvons (après une très longue séparation d’au moins 8h !)la famille Saint-bonnet au complet. Et nous voici maintenant 14 à arpenter les rues de Cuenca. On s’arrête dans un petit restaurant très sympa, et puis chacun retourne à son hôtel, tous deux sur la Calle Bolivar, à 7 rues de distance.

On passe en tout deux jours et trois nuits à Cuenca. C’est une ville moins grande que Quito, mais mieux entretenue. Toutes les rues sont en sens unique, on voit beaucoup de cireurs de chaussure (d’ailleurs Papa s’est fait ciré les siennes : elles sont comme neuves !), des vendeurs de cerises avec leur brouette, une magnifique cathédrale, toute en brique avec des immenses coupoles bleues. Mais   surtout, des marchés. Pleins de marchés!

Nous allons visiter une fabrique de chapeaux Panama, qui fait aussi office de musée. Nous avons même la chance de voir les machines en marche et des les essayer !

Une couturière finit les ourlets des chapeaux.

INFORMATION IMPORTANTE!

Théophile et Léo nous ont préparé un article plus développé sur le sujet…

 Le Panama, un chapeau pas comme les autres

Durant la construction du canal de Panama, les ouvriers se servaient de chapeaux pour se protéger de la chaleur du soleil. Ensuite le Panama (nom du chapeau) devint une marque d’élégance.

La fabrication du chapeau:

Le travail est d’abord réalisé par les indigènes qui cultivent la feuille de palme (originaire du palmier),ils tressent la base du chapeau appelée la copa puis la forme destinée à protéger du soleil appelée Alas. Le chapeau est ensuite envoyé dans des ateliers de chapeau à Cuenca …) ,les ouvriers peaufinent le travail avec des machines pendant 20 à 30 secondes servant soit à renforcer les mailles de la palme ou à donner la forme du crâne. La machine s’utilise avec du gaz , de l’électricité et de l’eau qui humidifie la paille pour la rendre plus souple afin de lui donner la forme d’un modèle prédéfini ( chapeaux borsalijo, clasico, havana, cow boy…). on y ajoute communément un bandeau noir reposant sur l’aile du chapeau. Il est ensuite mis sur le marché et sa valeur peut aller de 15 à 700 € en fonction du soin mis dans le tressage de la Paille ,et Aussi pour des raisons esthétique .

Rédigé par Théophile Saint-Bonnet et Léo Viard.

Nous en avons donc profité, pour nous acheter des chapeaux : des panamas blancs pour les trois grands Saint-Bonnet, et pour Gilles, et le magnifique chapeau de paille rouge et noir que vous avez vu un peu plus haut, pour moi !!!

Petit arrêt respiratoire au bord du canal

On mange dans un petit resto sur la Calle Larga, après avoir fait une grande balade le long du canal en exhibant nos beaux chapeaux… tout le monde commence à en avoir marre de la soupe et du riz, mais on en mange quand même parce que un c’est vraiment bon et deux… bah il n’y a que ça ! Plus tard, nous nous rendons au musée Banco Central, c’est un musée magnifique qui parle des premiers peuples, les Canaris et les Incas,  puis les Quechua et enfin le peuple indigène qui vit encore en Équateur. Les gars se passionnent pour les têtes réduites…et le trampoline géant dans le hall ! On rentre à l’hôtel en taxi et les parents préparent le dîner du soir. Tout le monde vient manger « chez nous », dans notre petit appart’ de l’hôtel l’Orquidea. Le lendemain, dernier jour de notre périple, on visite les marchés et la cathédrale, qui est très belle avec des vitraux magnifiques et une énorme crèche. Comme à chaque fois qu’ils rentrent dans une église, les gars font des boules de cires avec le surplus des bougies de prière…

Une boule de cire, soigneusement découpée par Foucault

Et dans l’après-midi, on vise la détente. Nous partons donc avec la Piaf (ça faisait longtemps !) dans un petit village en dehors de la ville, où il y a des banos. Nous passons donc les trois heures suivantes à mariner dans de l’eau à 40° C, en essayant d’éviter les éclaboussures des gars qui s’amusent à se couler ! non mais sérieusement ça a fait du bien à tout le monde ! On repart sous une pluie glaciale… Maman et Caroline chantent des chansons populaires françaises et on goûte des miettes au Nutella en guise de collation. On passe notre dernière soirée tous les 12 à l’appartement, avec un guacamole délicieux réalisé par Foucault, et une soupe au poulet à se rouler par terre, préparée avec amours par nos deux mamans préférées… Au moment de dire au revoir, je pleure comme une madeleine…

INFORMATION IMPORTANTE!

Je déteste les adieux…

mais dans ce cas là, ce n’est pas vraiment des adieux!

c’est un ÉNORME message d’amour pour la suite du voyage…

De la part de la famille Viard et j’imagine de celle de tous vos autres lecteurs, je vous souhaite beaucoup de bonheur et d’aventure pour le reste de votre voyage!

…et un petit bonus pour la fin!

Petite présentation des participants à l’Étape Équateur:

Les Papa: Luc et Jean-Christophe:

Caractéristique personelle: applaudir sarcastiquement dès que quelqu’un (quelqu’un voulant dire ici une personne de moins de 18 ans…) fait une bêtise, mérite la médaille de la patience, pour la conduite de la Piafmobile! Caractéristique personnelle: Filme tout ce qu’il voit avec son téléphone et fait très bien les savons de marseille à Foucault.

Les Mamans: Claire et Caroline

Caractéristique personnelle: ranger dès que quelquechose traîne, faire des câlins et lever la tête en fermant les yeux lorsqu’il y a du soleil…  Caractéristique personnelle: Prendre les gens en photo, lire les guides de voyage (le Routard en particulier) et répandre l’amour partout où elle va…

Les « Gars »: Juliette (ya pas moyen, à chaque fois on nous appelle les gars, même quand je suis là!), Foucault, François et Côme

Caractéristique personnelle: je dirais bécasse, souriante, aime prendre des photos et faire des blagues débiles. ADORE LES CÂLINS ( mais à part les mamans et mon papa, personne ne lui en fait jamais… ) Caractéristique personnelle: dis toujours « je sais ce que je dis » avec beaucoup d’aplomb, adore les peaux de lama et la bonne nourriture en grosse quantité (sauf ce qui est gras et les rats!). est toujours plein d’énergie et il est TROP MIGNON quand il sourit!  Caractéristique personnelle: à la fois maladroit et nounours, aime par dessus tout faire des guilis dans la nuque de Foucault et s’amuser. Il court en tapant des pieds et il joue très bien au tarot!   Caractéristique personnelle: dis des jurons en québécois, fais des grimaces en mettant les dents en avant… À VOIR ABSOLUMENT! et est expert en matière de manoeuvre de camping-car…

Les inséparables: Léo & Théo

Ils font des vidéos débiles mais hilarantes sur l’Ipad, toujours collé l’un à l’autre, ils adorent la musique (surtout les percussions),  et être bien habillés (chapeaux et écharpe en Alpaca même par beau temps…) une drôle de paire quoi!

Les petits: Basilou et Polo

ils aiment dessiner, faire des mimes de ninja, courir partout, rire aux éclats, regarder La belle et la bête ou Kungfu Panda 2, mettre des chapeaux de cowboys et carresser les chiens avec des gros poils tous doux… bref, ils sont trop mignons!

Alors voilà, je vous souhaite à tous les six plein de bonheur pour cette année 2012, en attendant très impatiemment de vous revoir.

À cet été!!!

GROS GROS GROS BIZOUX!

JULIETTE

Ps:

Avis à tous!

Après une intense réflexion,
le jury à décidé d’accorder le Jean-Jacques Award,
Prix du meilleur bourin, à Côme Saint-bonnet!!

Félicitations au grand gagnant!!

Pleurez pas les gars! Ce sera pour la prochaine fois!

Bonus n°2

Les photos que je ne peux pas ne pas mettre!

Parfait exemple des maisons colorées de Quito

Caroline dans les herbes hautes à 4000 m d’altitude.

Devinez c’est qui???

allez je vous aide, au premier plan c’est Côme et celui derrière avec le masque de lion désesperé c’est François…

La basilique de Quito un soir nuageux

Trois indigènes tricottent à l’abri du vent…

Le traffic à Quito c’est quelquechose!!

Lue et Caroline rentrant du marché!

Basilou sur le toit du camping-car

Les Gars…

et la meilleure de toutes!!!

LA COMPAGNIE ÉQUATORIENNE BIENTÔT SUR LES SCÈNES!!!